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Farm

lundi 08 mars 2010

La protection douanière serait un bon outil pour l’agriculture vivrière


Rompant avec la pensée unique qui prévaut dans des milieux libéraux, une table ronde organisée par la fondation Farm au Salon de l’agriculture le 4 mars a globalement conclu que l’arme des tarifs douaniers est nécessaire, si ce n’est suffisante, pour développer les agricultures vivrières du Sud. Autre nécessité : que l’aide au développement arrive directement chez les producteurs sans passer par les Etats locaux.

La thèse de la France est bien de privilégier l’outil de la protection douanière, estime Sujiro Seam, haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères (direction des biens publics mondiaux). La politique française consiste aussi à aider certaines régions, l’Afrique de l’Ouest en particulier à créer une union économique sur le modèle européen avec un tarif extérieur commun. C’est ainsi que l’on pourrait protéger les agricultures locales contre l’importation de produits à bas prix. Une importation qui, selon Lionel Guézodjé, agriculteur et responsable professionnel au Bénin, pratique des prix qui ruinent les productions locales, citant notamment la volaille. Arlène Alpha, du Gret, expliquait à ce sujet que la concurrence des produits subventionnés par l’Europe continuait d’être très nuisible aux paysans locaux, même si le poids des restitutions tend à se réduire. L’important pour Arlène Alpha, comme pour l’ensemble des participants, c’est d’avoir des prix rémunérateurs. « Avoir des prix rémunérateurs, c’est lutter contre la faim dans le monde », dit-elle. Des prix mais aussi du financement, insistait le directeur de Farm Bernard Bachelier. C’est à cette condition que les agriculteurs sont en mesure d’investir dans des outils qui permettent de mieux vendre leur production.




(HP)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »