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Filière porcine

lundi 01 mars 2010

La marque Viande de porc française prend une nouvelle dimension


Les éleveurs, les coopératives, les entreprises de viande et les distributeurs souhaitent dynamiser la marque VPF (Viande de porc française) afin de mettre en avant le savoir-faire des éleveurs et communiquer sur l’origine et la qualité du produit VPF. Seuls les salaisonniers restent en retrait de cette démarche.

Donner une nouvelle dimension à la marque VPF (Viande de porc française), c’est ce que se sont engagés à faire la FNP (Fédération nationale porcine), Coop de France Bétail et Viande, les entreprises des viandes et la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution) le 24 février 2010. « Nous souhaitons vivement que les salaisonniers rejoignent le mouvement », a déclaré Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution. L’objectif étant de promouvoir la viande de porc française et de communiquer sur l’origine des produits et le savoir-faire des éleveurs auprès des consommateurs.

VPF : 98% des élevages de porcs français
« Au-delà des aspects d’identification et de traçabilité, VPF est une marque avant-gardiste dont certaines normes se sont inspirées, notamment en matière de bien-être animal », explique Gwenaëlle Diana, chargée de mission à Coop de France Bétail et France. D’autre part, les membres de la filière adhérant à la démarche VPF sont soumis au contrôle annuel par un organisme indépendant. Cette démarche de qualité rassemble aujourd’hui 98% des élevages de porcs français. Alors comment expliquer que seules 1/4 des ventes réalisées par les entreprises de la viande possèdent la mention VPF ?

Les salaisonniers sont les seuls réfractaires
Le logotype VPF ne peut être apposé sur un produit que si l’ensemble des opérateurs de la filière ayant participé à l’élaboration de celui-ci sont référencés VPF. Or les salaisonneries ne sont pas prêtes à renoncer à leurs importations de viande de porc à bas prix en provenance d’Allemagne et d’Espagne. « Les entreprises de salaison doivent s’engager dans cette entreprise », explique Thierry Meyer, représentant des entreprises de la viande. Or, celles-ci n’ont pas souhaité se joindre à la démarche, et ce malgré une série de blocages menés par quelques éleveurs de porcs à leur encontre depuis le 8 février, à l’appel de la Fédération nationale porcine (FNP).

Convaincre par les mots, obliger par la loi
Les éleveurs n’ayant pas réussi à convaincre les salaisonniers par la force, les autres membres de la filière se tournent donc vers la loi. « Nous allons demander, dans le cadre de la LMA (Loi de modernisation de l’agriculture), qu’il y ait une obligation d’afficher l’origine de tout produit qui représente plus de 50% du produit vendu, explique Jérôme Bédier. Pour que cela marche, il faut que ce soit obligatoire. » Pour redynamiser VPF et créer ce « trait d’union entre éleveurs et consommateurs », les éleveurs comptent également convaincre par les mots. Une campagne de communication financée intégralement par les éleveurs va être lancée à l’occasion du Salon de l’agriculture à Paris. Son slogan : « Y a pas à tortiller, ils sont forts nos éleveurs de porcs. » Un message clair et offensif publié en presse quotidienne régionale les 26 février et 3 mars 2010 afin mettre en avant le savoir-faire des éleveurs. « Si on parvient à redynamiser VPF, explique Jean-Michel Serres, président de la FNP, et à mobiliser le consommateur, les industriels seront obligés d’identifier VPF. C’est une erreur de leur part de ne pas jouer la proximité. »



(EG)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »