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Agriculture & société

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Bien-être animal

lundi 12 juillet 2010

La filière porcine souligne les difficultés d’application de la législation européenne


Les organisations professionnelles et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) demandent, dans une lettre adressée aux services de la Commission européenne chargés de la santé et de la politique des consommateurs, que soient « pris en considération » les problèmes que la mise en œuvre de la directive communautaire de 2008 sur les normes minimales relatives à la protection des porcs pose « aux éleveurs ayant déjà investi dans l’amélioration de leurs installations comme à ceux qui doivent encore le faire ».

La directive de 2008 précise notamment, soulignent les organisations agricoles, que, « à partir du 1er janvier 2013, les truies devront être gardées en groupe pendant une période débutant quatre semaines après la saillie et s'achevant une semaine avant la date prévue pour la mise bas ». Selon elles, il est temps que la Commission européenne ait « une vision globale » de la situation et rédige un rapport sur la mise en œuvre de telles dispositions.

Les producteurs européens désavantagés

Le Copa-Cogeca fait valoir que le secteur de la viande porcine est soumis de plus en plus à des exigences liées au bien-être animal alors qu’il « connaît une crise depuis 2007 » (coûts de production élevés, prix bas, crise financière). Il demande donc aussi à la Commission d’instaurer « les mesures appropriées au niveau communautaire afin de compenser le désavantage que constituent les normes de production plus élevées appliquées par les producteurs européens par rapport aux importations de pays tiers, lesquelles ne respectent pas les mêmes conditions ».
Sur ce point, les organisations professionnelles « doutent fortement de la possibilité de mettre en œuvre avec succès un système d'étiquetage européen obligatoire en matière de bien-être animal ».
Plus précisément, le Copa-Cogeca veut que la Commission « explique comment elle entend s’assurer que les négociations (commerciales) avec le Mercosur ne désavantagent pas l’agriculture européenne ».



(FXS)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.