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Produits laitiers

lundi 08 février 2010

La filière laitière européenne souligne l’importance de l’intervention en cas de crise


Le système actuel d’intervention publique pour le lait est reconnu par les organisations agricoles (Copa et Cogeca) le commerce (Eucolait) de l’UE et la grande distribution (EuroCommerce) comme le moyen le plus approprié de se prémunir contre la volatilité des prix en cas de crise. C’est ce qui ressort de l’audition organisée le 2 février par le groupe à haut niveau de l’UE chargé de réflechir à l’avenir à long terme du secteur laitier européen.

Pour les organisations agricoles majoritaires et les coopératives européennes, le Copa et le Cogeca, l’intervention sur le beurre et la poudre de lait doit continuer à être reconnue comme l’un des éléments essentiels de la gestion du marché communautaire. Un prix plancher devrait être fixé afin d’éviter un effondrement total du marché, a souligné Juha Martilla, du groupe lait du Copa-Cogeca. La récente crise, a-t-il expliqué en substance, a montré que l’intervention publique tout comme le stockage privé s’étaient révélés bien moins coûteux que les divers régimes nationaux récemment mis en oeuvre afin de soutenir le revenu des producteurs. « Pour que l’intervention puisse jouer pleinement son rôle de filet de sécurité, nous avons besoin d’un instrument de gestion réagissant rapidement, au moment voulu et de manière efficace », a noté en substance le représentant du Copa-Cogeca. Selon lui, il serait utile de prévoir le maintien de l’intervention de manière plus permanente et d’accroître les quantités pouvant entrer dans les frigos publics, en particulier pour le beurre.
Pour le commerce, l’intervention constitue la mesure la plus appropriée pour faire face aux situations d’urgence. Eucolait a également évoqué la question de l’augmentation des prix d’intervention demandée par plusieurs Etats membres. Cette organisation admet que le prix actuel de l’intervention sur le beurre et la poudre ( environ 21-22 centimes d’euro par litre) est très largement en-dessous des coûts de production. Mais le commerce estime qu’il ne faut pas pour autant réinstaurer les mécanismes de marché qui existait avant la mis en place du bilan de santé de la Pac. L’important, a expliqué Eucolait, est d’éviter à l’avenir une extrême volatilité des prix tout en acceptant des fluctuations « normales » qui sont devenues plus fréquentes qu’auparavant.
EuroCommerce, enfin, a souligné l’importance de conserver l’intervention en tant que filet de sécurité, dans la mesure où elle est fixée de façon cohérente d’une part avec la réalité des marchés, d’autre part avec les coûts de production.



(AC)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »