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lundi 22 février 2010

La FAO met en garde contre le manque de soutien à l’agriculture haïtienne


Alors que Haïti fait face à une crise alimentaire majeure, la FAO déplore le manque de soutien au secteur agricole. Jacques Diouf, son directeur général, fait valoir que la reconstruction du pays nécessite une relance de la production et des investissements massifs dans les zones rurales.

Les besoins immédiats de l’agriculture haïtienne sont estimés par les experts de la FAO à 23 millions de dollars et à ce jour seulement 8% de ce montant ont été financés, a révélé M. Diouf. La priorité immédiate, a-t-il précisé, est l’appui à la saison agricole de printemps qui démarre en mars et représente plus de 60 % de la production alimentaire nationale. La FAO a déjà commencé à distribuer des semences, des engrais et des outils pour la mise en culture. Mises en terre dès maintenant, les semences horticoles permettront en seulement trois mois d’approvisionner les familles bénéficiaires et leurs communautés en aliments nutritifs pour plusieurs mois. Une équipe multidisciplinaire mobilisant l’expertise technique de la FAO au plus haut niveau s’apprête à se rendre en Haïti pour travailler avec le ministère de l’agriculture à la formulation du programme de relance à moyen et long terme du secteur agricole.
Sur le long terme, a expliqué M. Diouf, « la République d’Haïti aura besoin d’une assistance internationale massive et soutenue sur une longue période en vue de sécuriser les investissements, de réduire sa vulnérabilité et de déboucher sur une croissance durable ».



(AC)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »