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Agriculture & société

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Analyse

lundi 14 juin 2010

La durabilité des petites exploitations agricoles reste limitée


Une enquête menée par l’Inra sur des données allant de 2000 à 2007 montre que la capacité de résistance des petites fermes demeure limitée. Notamment parce qu’elles optent finalement assez peu souvent pour des stratégies alternatives de développement.

«En sept ans, de 2000 à 2007, 37 % des petites exploitations sont sorties de l’agriculture »… Des arrêts « massifs », donc, comme l’a souligné Philippe Perrier-Cornet, directeur de recherche à l’Inra, le 31 mai. Dans le cadre d’un séminaire organisé à Montreuil par le ministère de l’Agriculture, il présentait une enquête sur les spécificités et les perspectives des petites exploitations agricoles françaises. Qu’en ressort-il ? « La principale tendance reste la sortie de l’agriculture », a expliqué Magali Aubert, ingénieur à l’Inra et co-auteur de l’étude, constatant que « le mouvement ne se tarit pas ». Deux sources alimentent le stock de ces petites fermes : les exploitations professionnelles de plus grande taille en déclin d’une part, l’arrivée de nouveaux pluriactifs qui font le choix de se « professionnaliser » d’autre part.

Pas plus de stratégies alternatives
Contrairement à des idées préconçues, les petites exploitations se différencient finalement assez peu des autres. Elles ne développent pas davantage de stratégies alternatives et ne diversifient pas plus souvent leurs activités. La pluriactivité y est également moins répandue qu’ailleurs. Pourtant, « ce sont les exploitations dont la production est standard qui sont les plus enclines à disparaître », relève Magali Aubert. Les fermes sous signe de qualité enregistrent ainsi des niveaux de croissance supérieurs aux autres. « L’emploi baisse moins dans ces fermes qui sont pérennes », précise la spécialiste. Les exploitations qui ont su développer un complément de revenu non agricole entre 2000 et 2007 s’en sortent également mieux. « On observe un transfert des capacités de l’extérieur vers l’intérieur de la ferme », indique Magali Aubert. L’implantation géographique ne doit pas non plus être négligée. Mais là aussi, attention aux préjugés : « Contrairement à ce que nous pensions, la localisation dans les zones à faible rente foncière est un facteur beaucoup plus important de leur durabilité que la proximité des zones urbaines », souligne l’ingénieur. Dans 20 départements faisant un arc de cercle des Pyrénées aux Alpes du Sud et englobant le Massif central, elles ont ainsi un poids économique important.



(VN)

lundi 14 juin 2010

Des exploitations en bio plus nombreuses mais toujours marginales

Seule diversification que semblent s’autoriser les petites fermes : l’agriculture biologique. Elles sont proportionnellement deux fois plus nombreuses que les grandes à choisir ce mode de production. Il reste tout de même très marginal, puisqu’il ne concerne que 4 % d’entre elles.

lundi 14 juin 2010

Des petites fermes plutôt tournées vers l’élevage

L’enquête menée par Philippe Perrier-Cornet et Magali Aubert montre que les petites fermes sont essentiellement tournées vers l’élevage d’ovins, caprins, équins ou bovins viande. Les autres orientations technico-économiques sont moins représentées. En fruits et légumes, les petites et grandes exploitations sont comparables en nombre. Fondée sur les données du service de la statistique et de la prospective (SSP) récoltées entre 2000 et 2007 (recensement agricole de 2000 et enquêtes structures annuelles), l’étude définit une « petite ferme » comme ayant moins de 40 unités de dimension économique. Ce qui représente 60 ha en céréaliculture ou 34 vaches en élevage laitier.


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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »