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Semences

lundi 28 juin 2010

La CNDSF redoute le dumping sur les semences certifiées


A l’occasion de son assemblée générale à Paris le 23 juin, la CNDSF a fait part de ses craintes concernant les dispositifs que pourraient mettre en place certaines stations de semences afin de faire face au recul des ventes de semences certifiées.

«Nous souhaitons mettre en garde les stations de semences contre les ventes liées, les ventes à pertes ou les situations de dumping », a expliqué Sylvain Ducroquet, président de la CNDSF (Coordination nationale pour la défense des semences fermières), en marge de l’assemblée générale de l’organisation, le 23 juin à Paris. Au vu des remontées de terrain, le syndicat estime que, face au recul des semences certifiées, ces pratiques pourraient se développer. Or « c’est jouer avec le feu », estime le président. La CNDSF compte d’ailleurs envoyer une lettre à la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) pour l’alerter. Le combat pour la reconnaissance des semences de ferme n’est en tout cas pas gagné, comme l’a indiqué Philippe Métay, professeur de droit privé à l’université de Rennes 2 et spécialiste des semences.

Une double réglementation qui n’est « pas concevable »
« Selon le règlement européen de 1994, la semence de ferme est une contrefaçon, même si on laisse la possibilité aux agriculteurs d’y recourir pour une liste de 21 espèces », a-t-il rappelé. Curieusement, le texte français transcrivant la directive européenne sur les biotechnologies reconnaît ce type de semence de manière plus assurée puisqu’il n’y est pas enfermée dans une liste limitée d’espèces. Sauf que « dans l’état actuel, il n’y a pas de variétés OGM donc ce n’est pas effectif », a souligné Philippe Métay. Pour le juriste, une double réglementation pour un même objet n’est de toute façon « pas concevable ». « Nous sommes face à une incohérence du propos », a-t-il estimé. Si elle ne peut pas durer à long terme, cette situation pourrait bien s’éterniser. Le texte que doit voter depuis des années le Parlement français sur le sujet n’est toujours pas programmé. Et de toute façon, il ne réglerait qu’une partie de la question… laissant en suspens la rémunération des semenciers.



(VN)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »