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Semences fermières

lundi 08 mars 2010

La CNDSF demande la liberté totale d’utilisation des semences de ferme


Face à la préparation d’un prochain règlement semences à Bruxelles, la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF) demande que soit totalement libéralisée la possibilité d’emploi des semences fermières, quel que soit le produit. Elle l’a affirmé le 2 mars au Salon de l’agriculture.

«Si on n’avait pas eu de semence fermière, on n’aurait pas pu répondre à la nécessité affichée par l’Etat de développer la production de protéines françaises » affirme Michel Géray, porte-parole de la CNDSF. Et d’ajouter que pour les cultures intermédiaires, l’utilisation des graines fermières est indispensable. Or, aujourd’hui, les semences fermières, pour pouvoir être plantées, doivent figurer sur une liste de 21 espèces. La CNDSF demande l’abrogation de cette liste afin que le principe qui domine soit celui de la liberté.
Ces semences fermières jouent déjà leur rôle : en blé tendre, on estime leur part à 54% ; en colza, cette proportion descend à 35%. « En aucun cas on ne devrait poursuivre les agriculteurs », affirme Michel Géray. Enfin, alors que le futur règlement européen sur les semences devrait être publié en 2011, la CNDSF s’étonne de n’avoir absolument pas été consultée. La CNDSF, qui a rencontré le ministre au Salon de l’agriculture, a obtenu l’engagement d’être bientôt reçu par lui afin d’évoquer tous ces problèmes. « Il faut une prise de consicence », affime Michel Géray.



(HP)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »