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Apiculture

lundi 22 février 2010

L’UE cherche à parer à la chute du nombre de colonies d’abeilles


Les premiers résultats d’une vaste recherche environnementale à l’échelle européenne confirment la régression du nombre des colonies d’abeilles, sauf dans le Sud. Le coût du traitement des maladies rend de moins en moins rentable l’activité apicole.

L’Europe centrale comme celle de l’ouest enregistrent depuis 1965 une forte réduction du nombre de colonies d’abeilles, alors que celui-ci a augmenté dans l’Europe du Sud entre 1965 et 2005, en particulier en Grèce, en Italie et au Portugal. Parallèlement, le nombre d’apiculteurs diminue depuis 1985 dans l’ensemble de l’Europe, selon les premiers résultats d’une étude présentée dans le Journal de la recherche apicole et réalisée dans le cadre du projet ALARM (Assessing large-scale environmental risks with tested methods), pour lequel le 6e programme cadre de recherche de l’UE a octroyé un financement de 12,5 millions d’euros.

Le coût des traitements de plus en plus prohibitif
Cette étude, dont le mérite est de couvrir la majeure partie de l’UE (à l’exception de l’Espagne, de la France et de quelques nouveaux Etats membres), fait apparaître aussi que les abeilles mellifères ne sont pas les seules à lutter pour leur survie, les abeilles sauvages et les syrphes subissant elles aussi des pressions. D’où une régression de la pollinisation.
« Le coût du traitement des maladies des abeilles a augmenté au point qu’il équivaut ou dépasse le revenu tiré d’une colonie sur une année entière, rendant de ce fait non rentable l’activité apicole sur une petite échelle », estime le directeur de cette recherche, Simon G. Potts, de l’université de Reading au Royaume-Uni. De plus, ajoute-t-il, « l’effort demandé pour traiter les maladies, en particulier le Varroa destructeur (acarien parasite des abeilles mellifères), a probablement réduit aussi l’attrait de l’apiculture en tant que hobby ».

Harmoniser les méthodes d’évaluation
Ce travail de recherche mérite toutefois d’être approfondi. « Avec les quelques données disponibles, il n’est possible ni d’identifier le principal facteur des pertes d’abeilles mellifères en Europe, ni de fournir une réponse complète en ce qui concerne les tendances pour les colonies et les apiculteurs », explique un co-auteur de l’étude, Josef Settele, du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale, en Allemagne.
D’où, selon lui, « une demande pressante pour une normalisation des méthodes d’évaluation, s’agissant notamment du nombre de colonies », car « une telle harmonisation sera de toute évidence l’épine dorsale de toute recherche visant à comprendre et à atténuer les pertes de colonies d’abeilles mellifères ».
Dirigé par le docteur Settele, le projet ALARM regroupe plus de 200 chercheurs de 35 pays et 68 organisations partenaires.



(FXS)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »