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Agriculture & société

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Bien-être animal

lundi 08 février 2010

L’Espagne relance finalement le débat sur l’étiquetage


Traditionnellement peu pressée d’évoquer les questions de bien-être des animaux, l’Espagne, qui assure la présidence tournante de l’UE, a pourtant relancé les discussions sur le sujet. Un questionnaire, soumis récemment aux experts, pourrait être débattu lors d’une prochaine réunion des ministres européens de l’agriculture.

Quels sont les outils les plus pertinents pour « récompenser » les producteurs des efforts accomplis en matière de bien-être des animaux ? Faudrait-il faire coexister deux systèmes d’informations séparés, l’un pour chaque niveau de standardisation assorti d’un autre couvrant le « modèle européen » dans son ensemble ? Ce sont, en substance, les questions posées par la présidence espagnole de l’UE aux experts des Vingt-sept en vue de relancer les discussions sur l’étiquetage relatif aux normes de bien-être des animaux sur la base de la communication de la Commission européenne présentant différentes options en la matière ainsi que l’éventuelle création d’une réseau de centre de référence spécifiquement chargé de la problématique de la protection des animaux.
Le questionnaire souligne qu’il faut mieux « vendre » le modèle alimentaire européen de production qui passe par des normes exigeantes en matière de sécurité alimentaire, d’environnement et de bien-être des animaux. Il précise également qu’il convient de s’interroger sur la nature contraignante ou volontaire des outils d’étiquetage privilégiés.



(LV)

lundi 08 février 2010

Nouvelles ambitions pour le bien-être des animaux

A l'occasion d'un séminaire organisé par la député européenne libérale Marit Paulsen (Suède), le 4 février, au Parlement européen, la principale organisation européenne militant pour le bien-être des animaux, Eurogroup for Animal, a rappelé que cette question est désormais « ancrée au cœur du traité de Lisbonne, ce qui la place à un niveau d'importance équivalent aux autres domaines politiques tels que la protection de l'environnement ou des consommateurs ».
Elle réclame donc un nouveau plan d'action et préconise de nouveaux outils pour améliorer « de façon continue » le bien-être des animaux.
De leur côté, les organisations professionnelles agricoles de l’UE (Copa et Cogeca) ont insisté sur la nécessité pour l’Europe de ne mettre en place de nouvelles normes que si elles sont fondées sur des preuves scientifiques et qu’elles s’appliquent aussi aux importattions.


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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »