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Fruits et légumes transformés

lundi 12 juillet 2010

L’Anifelt se mobilise face à la Commission sur le calcul des aides


L’Association nationale interprofessionnelle des fruits et légumes transformés (Anifelt) a resserré ses rangs, lors de son assemblée générale, le 30 juin à Saumur (Maine-et-Loire), face à la Commission européenne, sur le calcul des aides aux programmes opérationnels des entreprises de transformation. La Commission cherche en effet à réduire ces aides en les appliquant non plus sur les produits finaux avec leur valeur ajoutée, mais sur leurs matières premières.

L’Anifelt, ensemble des interprofessions des fruits et légumes transformés, a focalisé la plus grande partie de son assemblée générale sur les tentatives de la Commission de rogner les aides aux programmes opérationnels des entreprises de transformation, en les calculant non plus sur les produits à valeur ajoutée, mais sur la matière première. La question du calcul de la valeur de la production commercialisée (VPC), qui sert de base au calcul de ces aides, est un « dossier d’extrême importance », a déclaré Pierre Pagès, le nouveau président de l’Anifelt, élu lors de cette assemblée générale. C’est aussi le plus urgent des dossiers à traiter, car la Commission souhaite boucler cette question avant les vacances de ses fonctionnaires.

« La Commission nous promène » 

« Cela va faire bientôt deux ans que la Commission nous promène » sur ce dossier, a souligné le nouveau président de l’Anifelt. « Depuis plusieurs décennies, nous avons mis en œuvre de véritables stratégies collectives au sein de nos secteurs pour augmenter la valeur ajoutée de nos productions. Il serait incompréhensible et inacceptable que la Commission s’entête et s’enferme dans une logique de petit comptable sur ce dossier », a-t-il expliqué, s’adressant aux congressistes et à l’invité de l’AG, Stéphane Le Foll, eurodéputé du PS. Cette question du calcul des aides est un sujet d’irritation non seulement des professionnels, mais aussi du ministère de l’Agriculture tant en France qu’en Italie et en Espagne. Stéphane Le Foll est dernièrement monté au créneau, en juin, sur ce sujet, estimant qu’il doit être débattu dans le cadre des débats sur la Pac de l’après-2013, et non « en catimini », par la voie réglementaire. Il estime aussi et surtout que le modèle d’aides aux fruits et légumes pourrait servir d’exemple à d’autres secteurs, car il est ciblé sur le soutien à l’innovation et peu budgétivore en comparaison d’autres systèmes.



(MN)

lundi 12 juillet 2010

Pierre Pagès, producteur de légumes, nouveau président de l’Anifelt

Pierre Pagès est depuis la dernière assemblée générale de l’Anifelt le nouveau président de cette famille interprofessionnelle. Il remplace Gildas Conanec. Producteur de légumes dans le Gers, il est par ailleurs vice-président du groupe Euralis et président de l’AOP Cenaldi (Association d’organisations de producteurs des légumes à destination industrielle) depuis octobre 2008. L’Anifelt regroupe plusieurs interprofessions de fruits et légumes transformés : l’Anicc (champignons de couche), l’Anibi (bigarreau industriel), le Bip (pruneau), l’IFCC (chou à choucroute), l’Unilet (légumes transformés) et Sonito (tomate industrielle).
Le conseil de direction et le bureau de l’Anifelt ont été renouvelés le même jour.


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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.