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Pac après 2013

lundi 26 juillet 2010

L’Allemagne a « bon espoir » de parvenir à une position commune avec la France


La ministre allemande de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs, Isle Aigner a « bon espoir » de parvenir à une position commune avec la France sur la Pac d’ici à septembre, a-t-elle expliqué, le 20 juillet, lors d’une conférence de presse commune avec Bruno Le Maire, à Paris. Répondant à l’invitation du ministre français qui trouve « formidable » de travailler avec son homologue allemande, elle a toutefois précisé qu’il restait « différents points à régler en interne au gouvernement allemand». Elle a insisté sur « la coopération franco-allemande qui a déjà fait ses preuves dans la crise du lait ».

Prévenir plutôt que guérir. Tel est l’adage que Bruno le Maire entend appliquer à la délicate négociation sur la Pac après 2013. La France et l’Allemagne sont résolus à défendre une « position commune » en septembre prochain, a-t-il expliqué le 20 juillet, dans une conférence de presse où il partageait la vedette avec son homologue allemande Isle Aigner. « C’est un changement majeur dans les relations entre la France et l’Allemagne », a-t-il ajouté. Même si le couple franco-allemand a souvent été dans l’histoire récente un moteur de la construction agricole, les relations n’ont pas toujours été simples. L’accord Chirac-Schroeder sur la Pac en 2004 fut une vraie surprise qui a, pour finir, réussi à sauver le budget de la première politique de l’UE.

Confiance

« Nous avons déjà parcouru un long chemin et vaincu de nombreuses difficultés », a résumé la ministre allemande, se disant « confiante » sur la capacité des deux pays à présenter d’ici septembre un texte commun. La difficulté est bien de définir une proposition commune « dans les détails où le diable se niche », a souligné Bruno Le Maire. « On va parler d’argent et d’aides directes, des sujets difficiles qui engagent les financements publics », a-t-il ajouté. Dans un second temps, « cette proposition sera une base de discussion avec les autres États membres », a-t-il ajouté. Et, évidemment, Bruno Le Maire souhaite fédérer le plus grand nombre de pays autour de ce projet mené par deux Etats qui représentent un tiers de la production agricole européenne. « Ce qui n’est pas quantité négligeable », a-t-il conclu. « Un long chemin est encore devant nous, a souligné la ministre allemande. S’entendre à 27 pays est encore plus difficile ».



(SB)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.