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Agriculture & société

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Catastrophe naturelle

lundi 08 mars 2010

L’agriculture vendéenne et charentaise très affectée par la tempête Xynthia


Après le passage de la tempête Xynthia sur le littoral atlantique français, plus de 52 000 hectares de terre agricoles ont été noyées sous l’eau salée en Vendée et en Charente-Maritime. La France, qui s’est tournée vers Bruxelles pour demander l’activation du fonds de solidarité de l’UE, a débloqué une aide d’urgence de 5 millions d’euros en direction des agriculteurs sinistrés pour faire face aux besoins immédiats de trésorerie. Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a également indiqué que les indemnisations du FNGCA (Fonds national de garantie contre les calamités agricoles) seraient mises en œuvre.

Une forte tempête accompagnée de pluies torrentielles et de vents violents s’est abattue du 27 au 28 février sur le littoral atlantique français, faisant 52 morts, de nombreux sans-abris et d’importants dégâts aux infrastructures et réseaux électriques, aux entreprises oléicoles et exploitations agricoles. Plus de 55 000 hectares de terres agricoles ont été inondés d’eau salée désormais stagnante en Vendée et Charente-Maritime, les deux départements les plus touchés. En Charente-Maritime, la situation est catastrophique, on évalue à plus 40 000 hectares (environ 10% des terres utiles cultivées du département) les surfaces agricoles touchées par l’effet raz-de-marée, l’eau salée rendant la terre impropre à la culture. En Vendée, quelque 5 000 hectares ont été inondés dans le marais poitevin, et 2 000 hectares dans le marais breton. Plusieurs milliers de bovins, moutons ou chèvres ont du être déplacés par bateau ou par bétaillère et un millier de cadavres d’animaux ont été ramassés dans les champs.

Dix semaines pour chiffrer les dommages
Le gouvernement, qui a demandé l’activation du fonds de solidarité de l’UE, a dix semaines pour chiffrer les dommages causés par cette tempête. « Nous mettrons tout en œuvre pour utiliser au maximum les possibilités que nous offre » la politique européenne, « pour faire rapidement face à cette situation », a promis le commissaire européen en charge de la politique régionale Johannes Hahn. Au titre du fonds de solidarité, l’assistance financière de l’UE est limitée au financement d’interventions d’urgence entreprises par les autorités publiques pour faire face à des dommages non assurables, tels que la réparation d’infrastructures vitales, le coût des opérations de sauvetage ou la mise à disposition de logements provisoires. Mais la France peut transférer des fonds alloués dans le cadre d’autres programmes financés par l’UE dans le but de concentrer les aides sur la reconstruction des zones dévastées. Elle bénéficie ainsi de 14,4 milliards d’euros au titre de la « politique de cohésion » pour la période 2007-2013 via le Fonds européen de développement régional (9 milliards) et le Fonds social européen (5,4 milliards). La France avait bénéficié d’une aide financière de 109,5 millions d’euros du Fonds de solidarité de l’UE après les ravages causés dans les Landes en mai 2009 par l’ouragan Klaus, considéré comme une catastrophe majeure.



(AC)

lundi 08 mars 2010

1 000 à 1 500 euros de l’hectare pour une remis en état des sols salés

Président de la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime, Luc Servant est inquiet. « Aujourd’hui, l’eau se retire, mais les parcelles sont perdues pour cette année », observait-il le 4 mars. En fin d’été ou début d’automne, les agriculteurs devront faire des apports de gypse pour récupérer leurs terres salées par la mer. « La remise en état, qui comprend le décompactage et le gypsage, va coûter de l’ordre de 1 000 à 1 500 euros de l’hectare », estime-t-il. Auxquels il faudra ajouter les pertes de récoltes, puisque les terres ne seront pas moissonnées pendant au moins un an. Les exploitations d’élevage vont de leur côté devoir faire face au manque de fourrages. Elles ne pourront pas tenir la saison, d’autant plus qu’il leur sera impossible de compter sur le maïs. En ce qui concerne le matériel, les moteurs ainsi que les outils électriques sont définitivement perdus. « Bien sûr, les assurances vont rembourser, sauf que les appareils de plus de dix ans d’âge, comme les pompes de drainage, par exemple, ne seront probablement pas pris en charge », note le professionnel. Le conseil général a débloqué une première aide de 2 millions d’euros. Mais cela ne suffira pas, estime l’agriculteur.



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »