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Stratégie UE 2020

lundi 08 mars 2010

L’agriculture présente à la marge


Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a présenté, le 3 mars, un projet de stratégie politique pour l’Union européenne pour les dix prochaines années, contenu dans un document intitulé « UE 2020 : une stratégie globale pour une croissance dynamique et durable ». Ce projet aborde la question de l’agriculture et de l’avenir de la politique agricole commune de façon elliptique.

Malgré la forte mobilisation du président de la commission de l’agriculture du Parlement européen, Paolo de Castro (1), et, plus discrètement, du commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, le secteur agricole reste peu présent dans le document résumant le projet de stratégie pour l’Union européenne à l’horizon 2020 qui sera présenté par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, les 25 et 26 mars, aux chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-sept.
Mais l’agriculture apparaît cependant davantage dans la version finale du document que dans les textes préparatoires. « Il convient de garantir que les politiques agricole, maritime, de développement rural et de cohésion contribuent à lutter contre le changement climatique, notamment grâce à des mesures d’adaptation basées sur une utilisation plus efficace des ressources qui permettra également d’améliorer la sécurité alimentaire mondiale », est-il désormais écrit.
De façon plus ambiguë, le texte relève également qu’à l’occasion des négociations financières pluriannuelles, les discussions ne doivent « pas porter uniquement sur les niveaux de financement, mais également sur la manière de concevoir les différents instruments de financement, tels que les fonds structurels, les fonds agricoles et de développement rural, le programme-cadre de recherche et le programme-cadre pour l’innovation et la compétitivité, de sorte qu’ils contribuent à atteindre les objectifs d’Europe 2020 et à permettre des répercussions optimales, à garantir l’efficacité et à apporter une valeur ajoutée de l’UE ».
Ces allusions ne sont pas à la hauteur des attentes des organisations professionnelles agricoles de l’UE (Copa et Cogeca) qui ont insisté, le 3 mars, sur le « rôle primordial » que peut jouer l’agriculture dans les prochaines années « dans le contexte de la stratégie UE 2020 ». « Grâce à une Pac forte après 2013, l’agriculture pourra contribuer encore davantage à la réalisation des défis constitués par la sécurité alimentaire, la lutte contre le changement climatique et le maintien de l’emploi », fait valoir Paolo Bruni, le président de la Cogeca.
Selon lui, « la future Pac devrait se concentrer sur l’amélioration du fonctionnement du marché. Le pouvoir de négociation des agriculteurs au sein de la chaîne alimentaire doit également être consolidé et les mesures destinées à aider les agriculteurs à devenir plus compétitifs doivent être renforcées ».

(1) Voir n°3241 du 01/03/2010.



(LV)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »