Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

Les politiques

Tous les articles de la rubrique

Inauguration du SIA 2010

lundi 08 mars 2010

L’absence de Nicolas Sarkozy, le salut de Dacian Ciolos


Si bon nombre d’agriculteurs ont regretté l’absence du président de la République Nicolas Sarkozy à l’inauguration du Salon de l’agriculture, ils ont aussi remarqué le salut appuyé du nouveau commissaire européen à l’agriculture. Venu tout exprès pour inaugurer le salon avec le ministre Bruno Le Maire le 27 février, Dacian Ciolos a voulu donner un signe de sympathie pour le modèle agricole français. Mais il ne s’est engagé sur rien à propos de la prochaine réforme de la Pac.

C’est en prenant leur temps et en écoutant longuement les agriculteurs présents que le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire et le commissaire européen Dacian Ciolos ont inauguré la 47e édition du Salon de l’agriculture le 27 février. La présence du commissaire européen à l’agriculture avait été considérée comme un message fort par le ministre français à l’heure où se profile une réforme très importante de la politique agricole commune.
Tout en restant d’une grande prudence, Dacian Ciolos a estimé que « l’Europe devait continuer à s’adapter pour que le marché puisse continuer à jouer son rôle, tout en permettant aux agriculteurs de vivre de leur activité ». « Il y a des spécificités de l’agriculture que le marché ne peut pas régler », poursuivait-il. En outre, selon le commissaire, « l’Europe doit avoir une attitude plus offensive dans les négociations internationales et ne pas être seulement en position défensive ».

Une rallonge pour le plan Sarkozy
Cette inauguration a atténué l’effet négatif de l’absence de Nicolas Sarkozy, bon nombre de professionnels estimant qu’il s’agissait d’un signe de manque d’intérêt pour une profession en difficulté. Nicolas Sarkozy « a beaucoup de difficultés avec la campagne, le monde paysan », avait estimé Jean-Michel Lemétayer. Un sondage Ifop, publié dans le Figaro, fait état d’une baisse de la popularité de Nicolas Sarkozy auprès du monde paysan : 47 % d’opinions favorables contre 56 % l’an dernier. Bruno Le Maire a évidemment plaidé la cause du président, rappelant que d’autres présidents soit n’étaient pas venus (François Mitterand), soit, une année, n’étaient venus que le dernier jour (Jacques Chirac).
Le ministre a promis que le président allait donner des « signes forts » à l’égard du monde agricole lors de sa venue prévue pour le 6 mars. Au 2 mars, plusieurs informations concordantes laissaient prévoir une annonce concernant une rallonge pour le plan Sarkozy annoncé fin 2009 et fondé sur l’octroi de prêts de trésorerie et de consolidation pour un milliard d’euros. Les montants consommés, début mars, étaient évalués à 1,5 milliard d’euros soit 50% de plus que prévu. Nicolas Sarkozy devait en annoncer la bonification par l’État, éventuellement pour un montant supérieur à ces 500 millions supplémentaires de crédit.



(HP)

lundi 08 mars 2010

Visiteurs : légèrement moins que le record de 2009

On est très légèrement en retrait sur le nombre record de visiteurs l’an, expliquait Jean-Luc Poulain, président du Salon de l’agriculture au soir du 4 mars. Le nombre total de visiteurs lors de l’édition 2009 avait atteint 671 000.
Les pronostics laissent penser que l’édition 2010 pourrait se situer à 5 000 ou 10 000 visiteurs de moins. Il s’agirait tout de même de la deuxième meilleure performance en cinq ans, affirme Jean-Luc Poulain.
Certains points de passage de visiteurs témoignent d’une relative stabilité. Au stand Cedus du sucre, on dénombrait environ 40 000 visiteurs au soir du 4 mars, soit une stabilité par rapport à l’an dernier. On y avait distribué 40 000 brochures de recettes, accueilli 20 000 personnes pour voir un petit film sur les extraterrestres en visite sur terre et fait consommer… 20 000 barbe-à-papa. Le Salon de l’agriculture, c’est aussi la fête des enfants !


Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »