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Vendredi 21 juillet 2017

Jeu de rôle


Que sortira-t-il des États généraux de l’alimentation ? Cette question était sur toutes les lèvres des participants après cette journée de lancement le 20 juillet, qui avait une allure de grand-messe. Pour cet événement inédit, tout semble démesuré. La liste des ministères concernés puisqu’ils sont onze. La liste des acteurs car, non seulement toutes les organisations agricoles et toutes les productions sont potentiellement sur les rangs, mais aussi l’ensemble des ONG, industries agroalimentaires, distributeurs, associations de consommateurs, associations caritatives, acteurs de la restauration collective… Et ne parlons pas des objectifs puisque certains comptent bien revoir les règles commerciales alors que d’autres veulent changer les habitudes alimentaires et les troisièmes les pratiques agricoles. Tout au long de la journée d’inauguration des États généraux de l’alimentation, chacun a joué son rôle parmi les représentants des différentes parties prenantes. Chacun a voulu prendre la parole pour son pré carré, dans une logique, classique, de lobbying. Mais ce n’est pas cela que le président de la République et le gouvernement attendent des participants. Ils veulent du « compromis », de l’« intelligence collective ». Ils veulent que les gens arrêtent de raisonner en silos pour être dans la « transversalité ». Et tout cela en 4 mois, dans 14 ateliers composés de 40 personnes, en intégrant les contributions de milliers d’internautes. Bref, ils demandent à chaque acteur de devenir macronnien. Le rôle des présidents d’atelier va être sportif. Mais il paraît que l’on se bat pour en être. Il va y avoir des déçus, a prévenu Stéphane Travert.

Nicole OUVRARD



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