Jean Bizet demande « aux acteurs de la filière laitière de respecter l’esprit de la contractualisation et de l’interpro »
Au cours de son intervention devant la commission des affaires européennes du Sénat, le 29 juin, Jean Bizet, son président « a regretté la décision de la Fédération nationale des industries laitières, prise le 22 juin, de fixer unilatéralement le prix d’achat du lait aux producteurs ». Selon lui, « cette méthode unilatérale n’est pas propice à une relation de confiance et va à l’encontre de toute l’action engagée depuis plusieurs mois pour bâtir un cadre contractuel entre producteurs et industriels après la crise du lait de 2009 ». Il demande « aux acteurs de la filière laitière de respecter l’esprit de la contractualisation et de l’interpro ». La commission des affaires européennes du Sénat a adopté une proposition de résolution européenne relative au marché du lait et présentée par Jean Bizet. Cette proposition fait suite aux conclusions du groupe d’experts à haut niveau sur le lait. Elle souligne l’importance de la contractualisation et de l’interprofession pour donner de la visibilité aux producteurs et stabiliser leurs revenus.
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.