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Agrafil

lundi 08 février 2010

Italie : 100 000 ouvriers agricoles au noir découverts en 2009


Près de 100 000 ouvriers agricoles au noir ont été découverts en 2009 lors d’inspections réalisées par les services de l’État italien, pour la quasi-totalité dans les régions du sud de la Péninsule. C’est qu’a rapporté le quotidien Il Corriere della Sera le 6 février. Sur un total de 98 376 ouvriers agricoles au noir découverts lors des contrôles de l’Institut national de la prévoyance sociale (INPS, équivalent des Urssaf françaises), 99 % sont concentrés dans cinq régions du sud : la Campanie (35 556), les Pouilles (25 896), la Sicile (20 790), la Calabre (13 262) et la Basilicate (2004). L’agriculture n’est pas le seul secteur de l’économie italienne affecté par le travail au noir : 79 % des entreprises contrôlées par l’INPS sur le territoire italien employaient des travailleurs qui n’étaient pas en règle. En terme de cotisations sociales, ces infractions représentent une évasion fiscale de 1,253 milliard d’euros, dont 295 millions pour le secteur agricole, selon des chiffres cités par Il Corriere della Sera. La publication de cette enquête intervient alors qu’en janvier de violents affrontements entre des ouvriers agricoles africains, employés pour la plupart illégalement pour ramasser oranges et mandarines, et des habitants de la ville calabraise de Rosarno ont fait 31 blessés.




Rédaction Agra Presse Hebdo

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »