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Agriculture & société

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Sécurité alimentaire

lundi 12 juillet 2010

Informations contradictoires sur le dossier de la « mozzarella bleue »


Une certaine confusion règne sur le dossier de la mozzarrella avariée en Allemagne. La firme allemande concernée Milchwerk Jäger a nié le 2 juillet avoir été contrainte d’arrêter sa production de lait, contrairement aux affirmations émises le même jour par la Commission européenne.

«La Commission européenne surveille de près la situation de la mozzarella avariée, et la fabrication de produits laitiers ne pourra reprendre dans l’établissement allemand concerné que lorsqu’il sera établi que les produits peuvent être consommés sans danger ». Tel est le message envoyé par Bruxelles suite à la réunion, le 2 juillet, du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale. Les autorités allemandes chargées de la sécurité alimentaire ont fourni aux États membres et à la Commission des informations détaillées sur les contrôles effectués par leurs services compétents et sur les mesures correctives prises par Milchwerk Jäger, indique-t-on à Bruxelles. La société allemande a toutefois nié tout arrêt de sa production. « Elle continue en respectant les critères de sécurité les plus élevés », a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Selon les principales conclusions de la mission que l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) a effectuée sur le terrain du 23 au 25 juin, à la demande la Commission, Milchwerk Jäger a omis d’informer les autorités compétentes lorsque la contamination avait été décelée. Les mozzarellas produites par cette société deviennent bleues à l'ouverture des sachets, en raison de la présence de la bactérie « pseudomonas fluorescens », qui peut être dangereuse pour les personnes âgées ou dans le cas d'un système immunitaire affaibli.

Manque de coopération de Milchwerker Jäger

L'alerte avait été donnée le 9 juin en Italie et tous les autres pays ont été informés de cette contamination via le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF), « mais le problème remonte à la fin de l'année 2009 », indique-t-on de source communautaire. Milchwerker Jäger ne s'est pas montrée coopérative et n'a pas averti les autorités compétentes lorsque le problème a été détecté, signale-t-on de même source. Cette firme allemande produit pour le compte d'une société italienne qui commercialisait les produits dans des magasins discounts. Une partie des produits importés en Italie était par ailleurs réexportée vers la Slovénie. Des lots de mozzarellas contaminées ont également été retirés en France, en Russie et au Belarus. Au total plus d'une tonne de mozzarella en provenance d'Allemagne a été saisie en Italie où elle est vendue, selon le ministère, sous les marques, Land, Malga Paradiso, Lovilio, Fattorie Torresina et Monteverdi.



(AC)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »