Guy Vasseur craint « des cessations massives d’activités »
« Les chiffres des comptes prévisionnels qui montraient une diminution moyenne de 34 % du revenu agricole en 2009 (…) sont confirmés par le terrain, a souligné Guy Vasseur, le président de l’APCA, le 23 juin lors de la session des chambres d’agriculture. Lors de mes déplacements dans de nombreuses sessions locales, mes collègues témoignent de situations dramatiques qui nous font craindre des cessations massives d’activités ». En outre, l’étude menée actuellement par l’APCA sur les charges et les coûts de production révèle que « sur plusieurs postes, les exploitations françaises sont mal positionnées », a expliqué le responsable agricole. Reste à savoir ce qui relève des distorsions de réglementation, des structures ou de la stratégie d’exploitation (choix des systèmes, valorisation de produits…), a-t-il expliqué. Etape de l’étude qui est engagée, a conclu Guy Vasseur.
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.