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Agriculture & société

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Assurance

lundi 01 mars 2010

Groupama demande à l’Etat plus d’engagements sur l’assurance récolte


Prêts à développer de nouveaux outils dans le cadre de l’assurance récolte, voire chiffre d’affaires, Groupama ne veut pas s’engager sans davantage de garanties de la part de l’Etat. Il demande une pérennisation du soutien aux primes d’assurances et la mise en place d’un dispositif de réassurance publique.

«Nous devons construire un système assurantiel solide, fiable, équilibré, bien intégré dans le dispositif de la Pac », a indiqué François Schmitt, président de la commission agriculture et ruralité de la fédération nationale Groupama, en conférence de presse le 19 février à Paris. Pour ce faire, Groupama, aujourd’hui leader incontesté du marché des assurances récoltes dont il annonce détenir 90 %, veut que l’Etat s’engage davantage dans le dispositif. L’assureur mise notamment sur les dispositions qui pourraient être prises dans le cadre de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP), en discussion au Sénat à partir du mois de mai. Auditionnés mi-février par le sénateur Gérard César, rapporteur de cette loi, les dirigeants ont insisté sur deux points. Le premier : la pérennisation du taux de prise en charge des primes d’assurance. Dans le cadre du bilan de santé de la Pac, les subventions publiques augmentent dès cette année, grâce à un financement de 133 millions d’euros, aux trois quarts européen. Un décret paru au Journal officiel du 24 janvier confirme la prise en charge à 65 % par l’Etat de la prime d’assurance payée par l’agriculteur, sauf qu’il ne dit rien sur les années suivantes. Et surtout, « avec 133 millions d’euros, nous pouvons faire des progrès significatifs sur l’assurance récolte mais nous ne pourrons pas assurer tout le monde », a souligné François Schmitt. D’autant plus que les réassureurs ne sont pas au rendez-vous.

Pas plus de 500 millions d’euros de réassurance privée
La nécessité de mettre en place une réassurance publique a d’ailleurs constitué le second point mis en avant par l’assureur auprès de Gérard César. Pour développer le marché de l’assurance récolte, le groupe estime ses besoins en réassurance à un peu plus d’1 milliard. Or les réassureurs ne sont pas prêts à débloquer plus de 500 millions d’euros. « Si nous couvrions 70 % des cultures de vente, notre exposition en cas de risque majeur serait de 3 milliards d’euros », a précisé Stéphane Gin, directeur assurance agricole et risques professionnels de Groupama. Pour l’instant, l’article 10 du projet de LMAP précise « l’utilité » du « développement de la réassurance privée, et le cas échéant publique », mais uniquement dans le cadre de la création d’une assurance climatique sur les fourrages. Une disposition bien loin de suffire à Groupama. Stéphane Gin a d’ailleurs signalé que le groupe avait un produit « techniquement au point » pour ces cultures. Mais pas question pour lui de s’engager sur une expérience à blanc à grande échelle… Pas sans garantie de réassurance publique, en tout cas. Il faut dire que le risque à prendre est important : lors de la sécheresse de 2003, si les exploitants avaient souscrit un produit de ce type sur 70 % de leurs surfaces en fourrages, l’assureur aurait dû faire face à 800 millions d’euros de sinistres… Pour seulement 150 000 euros de primes. Groupama tient également en réserve deux projets d’assurances chiffre d’affaires, destinés à protéger l’agriculteur contre les variations de marge. L’un concerne le colza, l’autre le porc. Mais là encore, ils ne sortiront qu’une fois la situation sécurisée sur l’assurance climatique. Comme l’a souligné François Schmitt, « l’économie du système n’est pas finalisée ».



(VN)

lundi 01 mars 2010

Groupama revisite son offre multirisque agricole

Pour 2010, Groupama lance une nouvelle assurance multirisque pour les exploitants agricoles nommé « Référence ». « Nous gardons les besoins d’adaptation identifiés en région, a signalé Stéphane Gin, le 19 février. Mais ils sont désormais proposés partout ». Pour le professionnel, cette nouvelle offre propose de meilleures garanties. Le rééquipement à neuf est systématisé, afin de permettre à l’agriculteur de racheter un matériel équivalent. Le groupe a retravaillé la partie concernant la perte d’exploitation, qui couvre les conséquences financières en cas de sinistre et assure la pérennité de la ferme. Il a également introduit un « joker franchise », afin de reconnaître la fidélité de ses clients. Ce bonus vient compenser en partie ou en totalité la franchise des sociétaires qui n’ont pas connu de sinistres depuis 3 ans. L’assurance multirisque « nouvelle formule » couvre par ailleurs les dommages subis par les installations type panneaux photovoltaïques ou éoliennes.


lundi 01 mars 2010

Un bénéfice qui a quasiment doublé sur 2009

Le 17 février, Groupama a livré ses résultats pour 2009. Le bénéfice net du groupe a progressé de 81 % par rapport à 2008 pour atteindre 620 millions d’euros. Celui-ci s’explique par les performances soutenues de l’assurance vie en France, mais aussi par le rebond financier qui lui a permis de multiplier par huit les plus-values nettes enregistrées en 2008. Groupama SA, qui regroupe toutes les filiales du groupe, génère de son côté un bénéfice total de 660 millions d’euros, en hausse de 142 % par rapport à 2008. Le groupe prévoit toujours son entrée en Bourse. Celle-ci pourrait intervenir plus tôt que prévu.



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »