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Protection des plantes

lundi 28 juin 2010

Gowan se lance à l’assaut du marché des phytos français


Le 17 juin, les dirigeants de Gowan, société américaine familiale spécialisée dans les produits phytos, ont présenté leur stratégie pour la France, un nouveau marché sur lequel ils comptent s’implanter en direct.

Crise ou pas, l’américain Gowan « est convaincu que la France maintiendra une agriculture puissante ». C’est pourquoi cette société familiale spécialisée dans la mise en marché, la distribution et la formulation de produits phytos a décidé de s’implanter dans l’Hexagone. Son fonctionnement : racheter aux géants du secteur des molécules que ceux-ci ne souhaitent plus commercialiser et les repositionner dans les grands pays agricoles en revisitant formulations et stratégies commerciales. Après l’avoir repris à Monsanto qui disposait d’importants stocks d’invendus, Gowan a ainsi relancé le triallate au Canada. « Nous avons reformulé ce produit rebaptisé Rotate 8M et nous l’avons positionné comme moyen de lutte contre la résistance des mauvaises herbes », a indiqué Julie Jessen, dirigeante du groupe et fille du fondateur en conférence de presse à Paris le 17 juin. Gowan a commencé à s’attaquer au marché européen en 2004 en créant une filiale en Espagne. Pour l’occasion, le groupe a étoffé son portefeuille avec des accords locaux et a créé des partenariats avec 25 sociétés en charge de la distribution de ses produits. La société s’est également implantée en Italie et, de manière plus légère, au Royaume-Uni où elle n’emploie qu’un seul consultant.

Un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros attendu pour 2015
Via un accord de distribution avec Phyteurop, puis avec Philagro, De Sangosse, Certis ou BASF, Gowan est présent en France depuis six ans. Son nom n’est donc pas inconnu du marché puisque De Sangosse, par exemple, vendait depuis 2008 sous la marque Gowan le fongicide Adério, association de mancozèbe et de Zoxium permettant de lutter contre le mildiou de la pomme de terre. Mais pour 2010, Gowan a décidé de vendre en direct une partie de ses produits, grâce à une équipe de sept personnes issues du secteur. Depuis avril dernier, elle commercialise donc elle-même et sous son propre nom l’herbicide Avadex 480, anti-graminées à base de triallate utilisé notamment sur orges et betteraves. Pour séduire les distributeurs, la société mise sur « une présence terrain forte », « un travail technique en relation avec les instituts » pour mieux intégrer ses produits dans les programmes de protection et le développement de nouveaux usages. D’ici 2015, le groupe compte plus que doubler son chiffre d’affaires qui passerait d’un peu plus de 7 millions d’euros en 2009 à 18 millions, soit environ 1 % du marché hexagonal. Sa gamme devrait s’étoffer de nouveaux produits : un insecticide anti-méligèthes est attendu pour 2012/2013, et une nouvelle formulation du triallate plus sélective sur blé est prévue pour 2013/2014.



(VN)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »