FNSEA : Jean-Michel Lemétayer veut montrer la difficile réalité de l'élevage bovin
Jean Michel Lemétayer, président de la FNSEA, s'est déplacé le 6 septembre dans une exploitation de viande bovine du Maine et Loire afin de « montrer concrètement la réalité » de l'élevage bovin. « Entre effets de la conjoncture (hausse des matières premières, cours bas de la viande) et ceux de la sécheresse, le Gaec des Camélias est le type d'exploitation qui reflète ce que nous vivons. » Malgré ses résultats techniques et économiques « haut de gamme », le Gaec des Camélias « ne passe pas » sur le plan financier, précise Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA. Il ne dégage qu'un revenu de 500 euros/mois/UTH et devra décapitaliser pour passer l'hiver. Jean-Michel Lemétayer est revenu sur l'absolue nécessité du plan de développement du gouvernement, avec l'espoir d'une baisse des charges financières et d'une augmentation des aides à l'installation et à la mise aux normes. Il a conclu sur les négociations avec le Mercosur où « l'agriculture française et européenne n'est pas à vendre. Elle n'est pas une monnaie d'échange pour l'industrie ou le service. »
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.