FNB : éclairer la répartition des marges dans la filière est une urgence
En réponse aux « très faibles marges des industriels » dénoncées par le Syndicat des industriels français de la viande (SNIV), la FNB demande, dans un communiqué de presse du 6 septembre, à ce « que les pouvoirs publics fassent enfin la lumière sur l'écart considérable et croissant entre prix à la production et au détail », dénoncé aussi par les consommateurs. Quant à la concurrence des importations et la « mauvaise conjoncture » de marché qui justifieraient une baisse incessante des prix-production selon le SNIV, la FNB « souligne que la production viande bovine est annoncée en baisse de 3% au second semestre, la consommation demeure positive, et les flux d'importation-exportation relativement stables. » Et d'insister pour conclure sur « la raison de la pression sur les prix-production », qui serait « à rechercher dans des prix bradés par certaines entreprises […] ainsi que dans un rapport de force totalement déséquilibré entre producteurs et abatteurs. »
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.