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Haïti

lundi 26 juillet 2010

Financements insuffisants pour l’agriculture haïtienne six mois après le séisme


Si l'aide alimentaire d'urgence et les intrants agricoles ont permis de conjurer une crise alimentaire après la catastrophe qui a frappé Haïti, le manque de fonds pour l'agriculture continue, six mois après le séisme dévastateur, de paralyser les initiatives en faveur de la sécurité alimentaire, de la production vivrière locale et de l'emploi dans les zones rurales, s’inquiète la FAO.

«Il faut de toute urgence accroître les investissements dans l'agriculture et créer des emplois dans les zones rurales pour endiguer le flot de personnes déplacées vers Port-au-Prince et soutenir la sécurité alimentaire dans toute l'île », averti Etienne Peterschmitt, coordonnateur en chef des urgences et de la réhabilitation pour Haïti.
La FAO et le ministère haïtien de l'agriculture ont distribué des intrants agricoles pour la campagne de printemps à 72 000 familles dans les zones victimes du tremblement de terre ainsi que dans les zones rurales accueillant les populations déplacées. La campagne de printemps assure 60 % de la production agricole locale. Cette assistance a permis à plus de 360 000 personnes de produire leur propre nourriture et de vendre les excédents pour couvrir les dépenses de santé et d'éducation.
La FAO et le ministère de l'agriculture sont les chefs de file du Groupe agriculture, un mécanisme de coordination des Nations Unies qui pilote les efforts de reconstruction de l'agriculture à Haïti. Ce groupe, qui compte plus de 170 ONG et organisations internationales, envisage de fournir pour la campagne de semis d'été des outils, des engrais, des pompes à eau et des semences de qualité à 80 000 familles rurales supplémentaires, afin accroître la production vivrière locale.

Ouragans à l'horizon

Face aux prévisions des experts qui annoncent une saison d’ouragans plus virulente cette année, la FAO et le Groupe agriculture collaborent également avec le ministère de l'agriculture et le département de la protection civile pour garantir la préparation des agriculteurs. Ils constitueront des stocks de semences et d'outils dans des points stratégiques des zones sujettes aux ouragans, pouvant être facilement déplacés si nécessaire.
Avec l'assistance du Japon et de l'Espagne, 250 tonnes de semences de haricots et de maïs, plus de 50 000 outils, ainsi que 5 400 kg de semences de légumes et 650 tonnes d'engrais, y seront emmagasinés.
En outre, la FAO apporte une contribution à la Coordination nationale du gouvernement pour la sécurité alimentaire, afin de renforcer le réseau d'information sur l'agriculture et la sécurité alimentaire et partager les informations utiles avec les principaux partenaires intervenant dans la réhabilitation de l'agriculture dans le pays.



(FXS)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »