F. Hollande s’engage à « défendre un budget européen ambitieux pour l’agriculture »
Dans son engagement numéro 6, le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande s’engage à « défendre un budget européen ambitieux pour l’avenir de l’agriculture dans sa diversité, en particulier pour l’élevage. » François Hollande insiste aussi sur le renforcement de l’organisation des producteurs pour rééquilibrer les rapports de force au sein des filières face à la grande distribution. S’affirmant résolument contre une simple politique de réduction des charges liées au travail (la TVA sociale par exemple), François Hollande veut « éviter toute improvisation, toute fuite en avant ». Jusqu’à quel point faudrait-il réduire ces coûts ? interroge-t-il avant de s’affirmer convaincu que « c’est par une politique d’investissement, de formation et de recherche » qu’on peut régler, pour le long terme, « le problème réel de compétitivité des entreprises françaises ».
« Nous n’avons pas attendu Marine Le Pen pour nous rendre compte qu’il y avait un problème sur l’abattage rituel en France », a réagi Bruno Le Maire le 21 février à Paris. Le ministre de l’Agriculture a rappelé qu’à l’issue d’un travail de sept mois avec des représentants des cultes musulman et juif, les professionnels de la filière viande et des associations de défense des animaux, un décret est paru en décembre 2011. Il stipule qu’à partir du 1er juillet 2012, les abattoirs devront disposer d’une autorisation préalable fournie par le préfet de département pour pratiquer l’abattage rituel, qui déroge à l’obligation d’étourdissement des animaux. Les critères pour l’obtenir impliquent de disposer du matériel adéquat, des personnels formés et d’un système d’enregistrement, pour vérifier que les commandes passées pour un abattage rituel correspondent à une demande réelle. Il s’agira, explique Bruno Le Maire, de justifier par des bons de commande les demandes d’abattage rituel. « Il était important de mieux contrôler et encadrer l’abattage rituel » a-t-il ajouté, notamment, de faire en sorte que ce ne soit pas « un abattage de commodité ».