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lundi 08 mars 2010

Etats-Unis : les vins français trop chers pour un marché en crise


Si le vin français bénéficie d’une belle image et d’une bonne notoriété sur le marché américain, ses ventes reculent cependant. La crise économique pousse les Américains vers des vins à petits prix alors que la France expédie surtout des vins haut de gamme dans ce pays.

Le marché américain du vin est estimé à 4,4 milliards de bouteilles (chiffres 2008) dont un milliard est importé, selon une étude de FranceAgriMer présentée le 1er mars sur le Salon de l’agriculture. La consommation, avec 9,3 litres par habitant et par an, est une des plus faibles chez les pays producteurs. Pourtant, avec 308 millions d’habitants, les Etats-Unis sont le deuxième marché de consommation au monde.
Les parts de marché de la France y atteignent 7,3% en volume (123 millions de bouteilles) et 11,2% en valeur (contre 21% en 2001). L’offre française est composée pour les deux tiers de vins d’appellations haut de gamme (bordeaux, bourgogne, beaujolais surtout) et pour un tiers de vins de pays sous marques. Le prix moyen des vins français est de 5,67 euros le litre, départ France.

Le prix moyen d’une bouteille de vin passe à moins de 6 dollars
Avec la crise, la consommation de vin des Américains a ralenti passant à de 9,4 litre/hab/an en 2007 à 9,3 l/hab/an en 2008 et 8,9 l/hab/an en 2009. Dans le même temps, la valeur moyenne consacrée à une bouteille de vin par les consommateurs américains est passée de 6,58 dollars en 2007 à 5,84 en 2009 (prix au détail). Une situation qui pénalise les vins français et explique le recul enregistré.
« La France a du mal à se positionner sur des vins à moins de 10 dollars la bouteille », explique Philippe Janvier, auteur de l’étude.
Il faut ajouter une autre raison de taille aux difficultés que rencontre le vin français. Le marché américain est dominé par les marques et très difficile à pénétrer. Imposer une marque demande un budget important, difficilement accessible aux vins français en raison de leur éclatement. Résultat : il s’impose mal dans les rayons de la grande distribution qui écoule 50% des volumes.
Pour les professionnels interrogés, les perspectives à moyen terme sur le marché américain ne sont pas très bonnes. Elles sont plus positives à plus long terme, après une sortie de crise.



(AFR)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »