Entremont : la FRSEA de Bretagne interpelle les pouvoirs publics dans une lettre ouverte
Dans une lettre ouverte au préfet de région, la FRSEA de Bretagne a interpellé le 5 février les pouvoirs publics pour qu’ils « assument leurs responsabilités » et « rendent compte » aux éleveurs laitiers d’Entremont Alliance des évolutions sur la reprise du groupe en difficulté. Qualifiant « d’intolérable » la situation des éleveurs, la FRSEA demande aux pouvoirs publics « d’assumer leurs responsabilités afin que d’urgence une solution d’évolution industrielle du groupe aboutisse ». « Les éleveurs n’ont aujourd’hui en rien connaissance de la situation économique réelle de leur collecteur, de l’état des discussions avec les potentiels repreneurs du groupe Entremont ou encore sur des éventuelles conditions d’évolution du groupe », poursuit le syndicat agricole dans cette lettre ouverte à Michel Cadot, préfet de Bretagne. Des négociations exclusives sont en cours depuis fin 2009 avec Sodiaal mais n’ont pas encore abouti.
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »