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Céréales

lundi 26 juillet 2010

En blé tendre et orge, rendement moindre mais meilleure qualité


Les premières moissons de blé tendre et d’orge semblent moins abondantes que l’an dernier, comme l’estimait FranceAgriMer le 13 juillet lors de son conseil spécialisé « céréales », mais elles s’annoncent de meilleure qualité, au vu des premiers passages des moissonneuses-batteuses, indiquait-on durant la semaine du 19 juillet chez les céréaliers.

Rendements inférieurs à ceux de l’an dernier en céréales à paille (orges et blés), mais meilleure qualité, c’est ce qui ressort des premiers témoignages des responsables de la collecte des coopératives, interrogés les 20 et 21 juillet. Les moissons de blé tendre sont quasiment finies dans le Sud, en cours entre la Loire et la Seine et à faire au nord de la Seine, a indiqué Jean-Paul Bordes, chef du département de l’action régionale chez Arvalis, institut technique des céréaliers.

Champagne, région Centre : l’eau a manqué au moment critique

Dans les plaines céréalières de Champagne, les rendements de blé tendre sont inférieurs à ceux de 2009. Le recul de rendement de 7 à 8% prévu par l’office FranceAgriMer le 13 juillet lors de son conseil spécialisé est « conforme à ce que l’on observe » en Champagne, selon Jean-Olivier Lhuissier, directeur des métiers à la coopérative Nouricia, basée à Troyes. « Avec la pluviométrie trop faible du printemps, le potentiel des terres les plus superficielles, qui retiennent moins l’eau, a été altéré, au moment de la phase de remplissage des grains », a-t-il expliqué. Mais les critères de qualité sont « très bons », notamment le poids spécifique (PS). Les PS « sont souvent très élevés », supérieurs à 80 (80 kilos par hectolitre).
Le colza, abondant dans cette région, présente des rendements très hétérogènes, allant de 20 quintaux/hectare à 40, la fécondation ayant été moins efficace que la normale du fait du manque d’eau, faisant chuter le nombre de gousses par pied.
En région Centre, la moisson d’orge d’hiver pour la brasserie est « décevante » en quantité, par manque d’épis, toujours en raison du manque d’eau, mais la qualité est bonne, selon Denis Courzadet, directeur de la collecte chez Épis Centre. La moisson de blé, qui a démarré le dimanche 18 juillet, a été interrompue à cause des pluies, mais la qualité semble « bien se présenter ».
Dans cette région les rendements de colza connus sont moins élevés que l’an dernier : 3 tonnes par hectare, contre 3,2. Le pois protéagineux a été quant à lui de nouveau cultivé, alors qu’il ne l’était plus l’an dernier, faute d’un système d’aides incitatif. Son rendement en région Centre serait de 5 tonnes/hectare, selon Denis Courzadet, au-dessus des moyennes nationales (4,7 tonnes/hectare en 2008, et 3,6 en 2007).

Sud-Ouest : des rendements en hausse et une qualité exceptionnelle

Le Sud-Ouest est la seule région à se distinguer cette année par des rendements de blé tendre en hausse. Une hausse d’environ 10 % par rapport à la moyenne des dix dernières années, selon la coopérative gersoise Vivadour. La qualité est quant à elle très satisfaisante. Les PS sont mêmes « exceptionnels », indique-t-on à la coopérative Maïsadour, basée dans les Landes : 78-79 kilos par hectolitre, alors qu’habituellement les PS sont de l’ordre de 75-76 kilos dans le Sud-Ouest. Le blé n’a pas souffert du « stress hydrique » comme dans les régions situées plus au Nord. Mûr plus tôt, il a eu le temps de passer la phase délicate du remplissage des grains avant de connaître les effets négatifs du manque d’eau sur le rendement. Un rendement estimé à environ 75 quintaux /hectare, contre 65 habituellement dans la région.



(MN)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »