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lundi 26 juillet 2010

Du champagne bicentenaire retrouvé par des plongeurs en mer Baltique


Une équipe de plongeurs a découvert une trentaine de flacons de champagne qui daterait d’avant la révolution française. Le vin, bien conservé, aurait un « goût fabuleux ». Il serait le plus vieux champagne consommable.

Une équipe de plongeurs a remonté d’une épave en mer Baltique une bouteille de ce qu’elle pense être le plus vieux champagne encore buvable dans le monde, probablement un flacon de Veuve Clicquot qui pourrait avoir été envoyé par Louis XVI... dans les années 1780. La sensationnelle découverte du vin bicentenaire, encore effervescent et « au goût fabuleux », selon une œnologue, a été faite par 55 mètres de fond au large des îles Aaland, un archipel situé à mi-chemin entre les côtes suédoises et finlandaises.
« Nous sommes en contact avec (le fabricant de champagne) Moët & Chandon et il est sûr à 98% qu’il s’agit de Veuve Clicquot », a déclaré Christian Ekström, le chef de l’équipe de plongeurs qui a trouvé le flacon.
« Il y a une ancre sur le bouchon, et il (Moët & Chandon) me dit qu’il est le seul à avoir utilisé cet emblème » en Champagne, explique-t-il.
La découverte remonte au 6 juillet, mais l’équipe a gardé le secret jusque-là, plus de trente flacons au moins se trouvant encore dans les eaux de la Baltique qui leur ont valu de traverser les siècles dans des conditions parfaites : absence de lumière et température froide constante.
« Selon nos archives, la bouteille est des années 1780. Or, Veuve Clicquot a commencé sa production en 1772, et ensuite les premières cuvées ont été élevées pendant dix ans, donc ça ne peut pas être avant 1782. Et cela ne peut pas être après 1788-89, avec la Révolution française qui a paralysé la production », dit-il.
« Si c’était bien le cas, ça serait absolument fantastique, les premières bouteilles produites » du champagne de la célèbre appellation, souligne-t-il. Il s’agirait également du plus vieux champagne buvable au monde, un record actuellement détenu par un Perrier-Jouet de 1825 dégusté l’an dernier par des œnologues en Grande-Bretagne.
La bouteille, en très bon état mais sans étiquette, a été fabriquée à la main et son bouchon porte la mention « Juclar », des lacs d’Andorre d’où viendrait le liège.
Ella Grüssner Cromwell-Morgan, une œnologue d’Aaland, évalue le prix de départ de chaque bouteille pour une mise aux enchères à environ 500.000 couronnes suédoises (53.000 euros). « Mais s’il s’agissait du vin de Louis XVI, cela pourrait dépasser plusieurs millions », dit-elle.
Une réunion avec les autorités locales d’Aaland doit avoir lieu pour décider à qui revient le contenu de l’épave. Le petit archipel suédophone, quoique rattaché de la Finlande, a un gouvernement local autonome.



AFR avec l’AFP

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »