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Biodiesel

lundi 08 mars 2010

Diester industrie précise les modalités de contractualisation aux producteurs


Le 1er mars, dans le cadre du Salon de l’agriculture, les dirigeants de Diester industrie ont précisé les modalités de contractualisation qu’ils vont proposer à leurs fournisseurs. Sous réserve qu’il s’engage pour trois ans sur un tiers de ses surfaces, le producteur devrait ainsi recevoir une prime de 10 euros/t.

Les conditions d’engagement des producteurs dans la filière biodiesel se précisent. « L’accord interprofessionnel signé le 15 décembre entre producteurs, OS et transformateurs est à la veille d’être étendu », a signalé Jacques Siret, président de l’Onidol (interprofession des oléagineux), le 1er mars, en conférence de presse à Paris dans le cadre du Salon de l’agriculture. Les dirigeants de Diester industrie, groupe qui, avec 2 Mt de capacité de production représente l’essentiel du marché du biodiesel français, ont profité de l’occasion pour présenter les modalités du contrat proposé à leurs fournisseurs. Si le producteur engage pour trois ans un tiers de sa surface d’oléagineux et accepte de suivre la démarche de progrès formalisée en 2008 (voir encadré), Diester industrie versera une prime de 14 euros/t au collecteur avec lequel il travaille. Celui-ci devra rétrocéder 10 euros/t à son adhérent.

Un filet de sécurité pour l’industriel au-delà d’une graine à plus de 350 euros/t
Si le collecteur s’engage sans garantie d’approvisionnement de la part de ses agriculteurs, il recevra une prime de 11 euros/t, à redistribuer comme il l’entend aux producteurs. Un prix minimum garanti, égal à 95 % d’un prix moyen des graines oléagineuses calculé sur la base d’Euronext, doit servir de filet de sécurité à l’exploitant. L’accord prévoit également une protection pour l’industriel en cas de hausse excessive des cours : le filet de sécurité n’équivaudrait plus qu’à 90 % du prix moyen si le prix des graines devait dépasser 350 euros/t. Pour la campagne de commercialisation 2009/2010, la rémunération du producteur devrait atteindre 105 % du prix moyen sur le marché à terme. Diester Industrie se donne pour objectif de contractualiser 700 000 ha, contre 500 000 ha en moyenne ces trois dernières années. Président de la société, Xavier Beulin a remarqué pour sa part qu’il serait « très heureux d’apprendre la possibilité d’un accord interprofessionnel dans la filière céréalière éthanol ». Car, a-t-il précisé, « si les industriels décidaient de s’approvisionner ailleurs qu’en France, ce serait un vrai problème ».



(VN)

lundi 08 mars 2010

10 000 parcelles suivies dans la démarche de progrès

Démarrée en 2008, la démarche de progrès est bâtie sur des enquêtes au niveau des parcelles agricoles. Pour l’agriculteur, entrer dans la démarche revient essentiellement pour l’instant à remplir des fiches de traçabilité concernant les parcelles enquêtées. 10 000 seraient concernées sur la campagne 2009/2010. L’objectif de la démarche est d’améliorer le bilan énergétique mais aussi les émissions de gaz à effet de serre du biodiesel. A priori, des progrès se font d’ores et déjà sentir. « Nous observons que la moyenne des OS qui dépassent un rendement énergétique de 2,7 a beaucoup augmenté », a commenté le 1er mars André Pouzet, directeur du Cetiom. En ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, « les incertitudes sont importantes », a souligné le spécialiste. Des travaux sont en cours avec l’Inra, afin de modéliser les rejets de N2O. Même si les industriels ne sont responsables que de 22 % des émissions, des efforts sont également prévus en aval de la filière.



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »