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UIPP

lundi 28 juin 2010

Des ventes de phytos en baisse de 20 % en valeur à fin mai 2010


Après une année 2009 marquée par une baisse des utilisations et des ventes, le marché des phytos poursuit sur la même tendance en 2010. A fin mai, il enregistrait une chute de son chiffre d’affaires de 20 %, selon l’UIPP.

«Le marché qui marquait le pas fin 2009 continue de ralentir », a observé Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes), le 22 juin en conférence de presse à Paris. A fin mai 2010, les ventes en valeur s’affichaient en baisse de 20 % par rapport à la même date un an plus tôt. Selon les secteurs, la réduction est comprise dans une fourchette allant de 15 à 23 %.
Pour l’UIPP, cette chute s’explique par la baisse de 30 % des revenus des agriculteurs, mais également par le printemps froid qui a limité le développement des maladies et des ravageurs, sur céréales notamment. Sur les témoins non traités de certains essais, « nous comptions 600 mauvaises herbes au mètre carré à l’automne, a signalé Jean-Pierre Princen, nouveau président de l’organisation. Ce chiffre est tombé à 150 en sortie hiver ». Et en vigne, par exemple, le vent a permis d’écarter le risque mildiou, donc d’éviter les traitements. « Le facteur majeur de la baisse des ventes sur la campagne est agroclimatique », a souligné le président de l’UIPP.

20 % de réduction en volume sur 2009
Comptent aussi les stocks demeurés chez les agriculteurs en fin de campagne 2008/2009, dus là aussi la baisse des traitements. Si les exploitants achètent moins, c’est donc aussi parce qu’ils veulent se servir de leurs réserves. « La réduction des utilisations ne devrait être que de 10 % », a estimé Jean-Pierre Princen. Cette baisse des ventes en valeur observée sur les premiers mois de 2010 fait suite à celle de 2009, estimée à 3 %. Seul le segment relativement petit des insecticides s’en est bien sorti, enregistrant une hausse de 11,9 %. Mais celui des herbicides a vu son chiffre d’affaires baisser de 7,5 %, tandis que les « produits divers », qui incluent les antilimaces, perdaient 7,6 %. En volumes, la réduction s’établit à 20 %. « Les ventes de produits cuivrés et soufrés ont davantage diminué que celle des produits de synthèse », a noté Jean-Charles Bocquet. Un phénomène dû, d’après lui, à l’impact de la loi de modernisation économique sur les délais de paiement et par la redevance pour pollutions diffuses. Pour le directeur général de l’UIPP, l’année 2010 devrait se terminer comme elle a commencé : « D’un point de vue financier, nous ne pensons pas que la situation va se récupérer » sur le second semestre, a-t-il précisé. La baisse de chiffre d’affaires des industriels serait donc comprise entre 15 et 20 % pour l’année civile.



(VN)

lundi 28 juin 2010

Jean-Pierre Princen prend la tête de l’UIPP

Le 18 juin, Jean-Pierre Princen a succédé à Denis Tardit, président de Syngenta agro, à la tête de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes). Renouvelé une fois, le mandat de ce dernier arrivait à échéance. Directeur général de l’activité protection des cultures chez Dupont de Nemours pour la France et le Benelux, Jean-Pierre Princen a commencé sa carrière chez Cargill avant de la poursuivre chez Monsanto. Parmi les priorités que se donne le nouveau président : « Aller plus loin et plus rapidement vers la mise en œuvre d’indices d’impact plus percutants » concernant l’utilisation des phytos, et travailler sur la santé des agriculteurs, qui doit faire partie « des priorités des priorités », a-t-il expliqué en conférence de presse le 22 juin.



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »