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Commerce extérieur

lundi 08 mars 2010

Des pistes pour l’exportation agroalimentaire


De nouvelles et nombreuses opportunités pourraient être saisies par le secteur agroalimentaire français pour redresser les résultats à l’exportation. Lors des « Rencontres agroalimentaires » organisées le 3 mars, les responsables des missions économiques d’Ubifrance à l’étranger ont identifié les domaines d’amélioration possibles, et certaines erreurs ou omissions à éviter désormais.

Le secteur agroalimentaire français peut mieux faire à l’exportation. Lors des « Rencontres agroalimentaires » organisées le 3 mars par Ubifrance, établissement public pour le développement international des entreprises, entre les missions économiques françaises à l’étranger et les entreprises agroalimentaires, les responsables de l’établissement ont identifié de nombreux domaines d’améliorations possibles.
Par exemple, sur le marché allemand, qui est resté le premier et à un niveau stable malgré la crise économique, les entreprises françaises gagneraient à segmenter davantage leur offre, comme ont su le faire les groupes laitiers et fromagers français, selon Olivier Thiard, chef du pôle agroalimentaire d’Ubrifrance pour l’Allemagne. Les groupes laitiers français proposent, avec succès, d’un côté des fromages de marques et de l’autre des fromages en tranches (à tartiner) comme les apprécient les consommateurs allemands. « Mais on ne voit pas cette adaptation au marché dans tous les secteurs », a commenté Olivier Thiard.
Sur le marché britannique, la France a perdu du terrain, en grande partie du fait de la faiblesse du sterling par rapport à l’euro. « Ce n’est pas facile de percer sur un marché quand vos prix augmentent de 25% en quelques mois et que le consommateur réduit ses dépenses du fait de la crise », a témoigné Olivier Prothon, chef du pôle agroalimentaire d’Ubrifrance pour le Royaume-Uni. Mais le marché britannique « est culturellement ouvert ». Les entreprises françaises peuvent y susciter plus d’intérêt des consommateurs pour la charcuterie, la biscuiterie, les fromages, les fruits et légumes et l’épicerie de spécialité.

Les occasions manquées
À plusieurs reprises des opportunités n’ont pas été saisies ces dernières années. La France a été absente de salons alimentaires régionaux, en Belgique notamment, a regretté Benoît Tarche, chef du département agroalimentaire d’Ubifrance. Ainsi, l’Allemagne approvisionne son propre marché de la mâche, alors qu’« il y a quelques années une production de mâche française aurait pu s’implanter près de la frontière allemande pour approvisionenr le marché allemand, mais maintenant c’est trop tard », a commenté Olivier Thiard.
De même il aurait été possible de vendre du lait à la Chine au moment de l’affaire de la mélamine, comme l’ont fait les Australiens, a fait observer Hélène Hovasse, chef du pôle agroalimentaire d’Ubifrance pour la Chine.

Les occasions futures
Mais d’autres occasions pourront se représenter, selon Hélène Hovasse : avec la vente d’équipements laitiers, dont les Chinois sont demandeurs, on peut faire connaître les fromages. « Il faut jouer au maximum sur l’effet filière », selon elle. Avec les fromages, il est possible aussi de faire découvrir du vin.
« En Chine nous sommes déjà sur un marché mûr de 70 à 80 millions d’habitants. Nous devons maintenant faire de la consolidation », a estimé Benoît Tarche. Ubifrance mise ainsi sur des opérations comme les Food and Hotel China, qui consistent, à travers la présentation de produits gourmets, à se frayer une place sur le marché des circuits courts comme la restauration hors domicile (RHD).
« Cessons de nous morfondre », a déclaré Alain Cousin, président d’Ubifrance et député de la Manche, voulant contrebattre la « myopie ambiante » et le pessimisme de nombreux professionnels français devant la baisse des résultats du commerce extérieur français en 2009, tous secteurs économiques confondus. Ubifrance est désormais à la disposition de toutes les PME qui sont capables d’exporter mais qui ne le faisaient pas jusque là. L’établissement a passé une convention avec les chambres de commerce et d’industrie pour détecter les PME qui peuvent tenter l’exportation, a expliqué le président d’Ubifrance.
Ubifrance a publié le 3 mars un document de 72 pages qui dresse un bilan du commerce extérieur agroalimentaire français, avec ses forces et ses faiblesses et les points à améliorer. Ce document a été mis en ligne par Ubifrance et l’établissement propose de le diffuser en version « papier » sur simple demande.



(MN)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »