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Sylviculture

lundi 08 mars 2010

Débat public sur la protection des forêts contre le changement climatique


La Commission européenne a décidé de lancer un débat public sur internet sur la protection des forêts contre le changement climatique. Elle se fondera ensuite sur la base des réponses reçues pour décider si l’Europe doit jouer un plus grand rôle dans la politique forestière qui relève principalement de la compétence des Etats membres. Une série de cinq questions sont posées par le Livre vert (1).

«Les forêts européennes sont une précieuse ressource, qu’il faut protéger contre les effets néfastes du changement climatique et la perte de biodiversité. Les risques encourus sont à la hauteur des nombreuses fonctions sociales, économiques et environnementales que les forêts remplissent. Nous devons définir quelle valeur ajoutée l’UE peut apporter aux efforts déployés par les États membres pour préserver les forêts et pour garantir la fiabilité, la cohérence et la mise à jour des informations en la matière », a déclaré Janez Potocnik, le commissaire chargé de l’environnement lors de la présentation le 1er mars d’un Livre vert exposant les principaux problèmes touchant la forêt européenne.
Ce Livre vert présente les systèmes d’information existants sur les forêts et les instruments disponibles pour assurer la protection des forêts, et soulève une série de questions à examiner dans le cadre de l’élaboration de solutions stratégiques futures (voir encadré). Les forêts, est-il écrit dans ce document, remplissent des fonctions sociales, économiques et environnementales multiples et interdépendantes. Elles sont source d’emplois, de revenus et de matières premières pour l’industrie et pour le secteur des énergies renouvelables. Elles protègent les sols, les agglomérations et les infrastructures, régulent les approvisionnements en eau et préservent la biodiversité. Sur le plan climatique, indique encore le Livre vert, les forêts agissent tels des « puits », en absorbant tout au long de leur croissance une partie du dioxyde de carbone (CO 2 ), principal gaz à effet de serre. Mais, revers de la médaille, elles se transforment en source de CO 2 dès qu’elles sont abattues, brûlées ou encore endommagées par des tempêtes ou par des organismes nuisibles.

176 millions d’hectares de forêt dans l’Union
Les forêts et les autres superficies boisées occupent environ 176 millions d’hectares dans l’UE, soit plus de 42 % du territoire européen. La superficie qui ne cesse de s’accroître depuis plus de 60 ans, représente aujourd’hui 5 % de la superficie forestière mondiale. La plupart des forêts de l’UE ont vu leur volume de bois et leur stock de carbone augmenter et absorbent, de ce fait, une part plus importante du dioxyde de carbone rejeté dans l’atmosphère. Au niveau mondial, cependant, la disparition des forêts – le plus souvent dans les pays en développement – et les autres changements liés à l’utilisation des sols sont aujourd’hui responsables, selon des informations récentes, d’environ 12 à 15 % des émissions mondiales de CO 2 .
En Europe, la température moyenne a augmenté de près de 1 degré au cours du siècle dernier et devrait encore gagner 2 degrés d’ici à 2100, selon les projections les plus optimistes, est-il indiqué dans le Livre vert. Selon la Commission européenne, « la rapidité avec laquelle se produisent les changements climatiques induits par l’homme a maintenant raison de la capacité naturelle d’adaptation des écosystèmes ». « Des régions entières ne seront plus adaptées à certains types de forêts, ce qui provoquera des changements dans la répartition naturelle des essences forestières et dans la croissance des peuplements existants. On prévoit que les phénomènes extrêmes (tempêtes, incendies de forêt, sécheresses et vagues de chaleur) se feront beaucoup plus fréquents et/ou plus graves, ajoutant ainsi à la pression exercée sur les forêts », précise encore le Livre vert de la Commission.



(AC)

lundi 08 mars 2010

Les cinq questions posées par le Livre vert

La consultation publique sur le Livre vert sera organisée du 1er mars au 31 juillet 2010 sur le site internet « votre point de vue sur l'Europe (http://ec.europa.eu/yourvoice). Un séminaire réunira les parties intéressées le 3 juin à Bruxelles. Le Livre vert fera également l'objet de discussions lors d'une conférence sur la protection des forêts qui, qui se tiendra les 6 et 7 avril à Valsain en Espagne, à l'initiative de la présidence espagnole. Les 5 questions posées
par le Livre vert sont les suivantes :

Question n°1 :
Pensez-vous qu'il faille prêter davantage attention au maintien, à l'équilibre et au renforcement des services rendus par les forêts ? Dans l'affirmative, doit-on agir au niveau de l'UE, au niveau national ou à un autre niveau ? Comment faut-il procéder?

Question n°2 :
– Dans quelle mesure les forêts et le secteur forestier de l'UE sont-ils prêts à faire face à la nature et à l'ampleur des problèmes que pose le changement climatique?
– Certaines régions particulières, certains pays sont-ils davantage exposés/vulnérables aux effets du changement climatique? Quelles sources d'information consulteriez-vous pour fonder votre réponse ?
– Considérez-vous comme nécessaire que l'UE adopte rapidement des mesures pour garantir la continuité des fonctions exercées par les forêts ?
– Quelle valeur ajoutée l'UE pourrait-elle apporter aux efforts consentis par les Etats membres?

Question n°3 :
– Estimez-vous que les politiques de l'UE et des Etats membres sont suffisantes pour permettre à l'UE de contribuer à la protection des forêts, notamment en les préparant au changement climatique et en préservant leur biodiversité ?
– Dans quel domaine, le cas échéant, estimez-vous que des mesures supplémentaires doivent être prises ? Ces mesures doivent-elles s'inscrire dans le cadre d'action donné ou doivent-elles être prises indépendamment ?

Question n°4 :
– Comment pourrait-on actualiser la mise en œuvre pratique de la gestion forestière durable de manière à maintenir les fonctions de production et de protection des forêts et la viabilité globale du secteur forestier tout en renforçant la résilience des forêts de l'UE face au changement climatique et à la perte de biodiversité ? – Quelles sont les mesures nécessaires pour garantir la préservation de la diversité du patrimoine génétique du matériel forestier de reproduction et l'adaptation de ce patrimoine au changement climatique ?

Question n°5 :
Si l'on considère les différents niveaux d'action pertinents, les informations dont on dispose actuellement au sujet des forêts permettent-elles d'évaluer, avec la rigueur et la cohérence nécessaires : – la santé et l'état des forêts de l'UE ? – leur potentiel de production? – leur bilan carbone ? – leurs fonctions de protection (sols, eau, régulation du climat, biodiversité)?- les services rendus à la société et leur fonction sociale ? – la viabilité globale de la foresterie ? Si tel n'est pas le cas, quelles sont les mesures d'amélioration à prendre ? Les efforts d'harmonisation de la collecte des données sont-ils suffisants ? Que peut faire l'UE pour développer davantage et/ou renforcer les systèmes d'information sur les forêts ?


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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »