Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

Les politiques

Tous les articles de la rubrique

Réforme de la Pac

lundi 12 juillet 2010

Dacian Ciolos évoque la piste d’un fonds mutuel d’assurance


Bruxelles creuse l’idée d’une caisse mutuelle d’assurance des agriculteurs, alimentée en partie par des fonds publics, dans la perspective de sa prochaine contribution sur l’avenir de la Pac. Dacian Ciolos, le commissaire européen chargé du dossier, se prononce aussi pour « plus d'équité » dans la distribution des aides directes, mais, précise-t-il, « équité ne veut pas dire égalité ».

Intervenant lors du congrès de la fédération agricole allemande DBV, Dacian Ciolos a évoqué le 2 juillet à Berlin l’idée d’un fonds mutuel d'assurance des agriculteurs européens qui pourrait être alimenté en partie par des fonds publics. « Une idée nouvelle suggérée par certains Etats membres » à laquelle le commissaire européen, qui intervenait lors du congrès de la fédération agricole allemande DBV, a déclaré réfléchir dans la perspective de la communication sur l’avenir de la Pac que Commission doit présenter début novembre.
La prise en charge par l'Etat d'une partie des primes d'assurance versées par les agriculteurs, pour se prémunir contre le risque de catastrophes naturelles par exemple, existe déjà par endroits, a indiqué M. Ciolos. Il s'agirait maintenant, dans le cadre communautaire, « d'essayer d'aller plus loin, avec des systèmes qui ne passent pas forcément par des assurances privées ».
Le commissaire à l’agriculture a évoqué la piste d'un « fonds mutuel », alimenté en partie par des fonds publics, qui permettrait « d'accumuler pendant les bonnes années, et de compter dessus pendant les années difficiles ». Il a toutefois ajouté que les réflexions sur cette question en étaient encore à un stade préliminaire.

Aides directes : « équité ne veut pas dire égalité »

« Il faut être clair : une réduction du budget commun pour l'agriculture mettra plus de pression sur les budgets nationaux », a déclaré le 1er juillet M. Ciolos, qui se trouvait à Vienne. « Je ne peux pas imaginer que les gouvernements n'essayeront pas de garantir l'approvisionnement en produits alimentaires et de préserver nos ressources naturelles », a-t-il ajouté.
Le commissaire européen a souligné que l'agriculture apportait une contribution environnementale importante (changement climatique, protection des sols et des cours d'eau). « Moins de 1 % du PIB européen, budgets nationaux inclus, pour l'agriculture, cela ne me paraît pas être un niveau de dépense très élevé pour tous ces objectifs », a-t-il insisté.  
M. Ciolos a cependant estimé qu'il était « trop tôt » pour parler du montant du budget qui sera proposé en novembre par la Commission de Bruxelles pour l’après 2013. Enfin, confirmant une des orientations qu'il veut donner à la réforme de la Pac, le commissaire à l’agriculture s'est prononcé pour « plus d'équité » dans la distribution des aides, comme le réclament les nouveaux Etats membres de l'UE. « Mais équité ne veut pas dire égalité », a-t-il prévenu.



Rédaction Agra Presse Hebdo

lundi 12 juillet 2010

Le président français ne « transigera pas »

Nicolas Sarkozy a réaffirmé le 1er juillet qu’il ne « transigerait pas » sur l’avenir de la Pac. « J'ai suffisamment fait au nom de la France pour sortir l'Europe de l'ornière pendant la crise », a déclaré le président français lors d'une table ronde sur les difficultés du monde rural dans une ferme de l'Aveyron. « S'agissant de la politique agricole commune, ma marge de négociation est nulle », a-t-il assuré.



Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »