Craig Sams : « II faudra être riche pour ne pas manger bio ! »
A Copenhague, des progrès ont été faits pour l’inclusion de l’agriculture dans les prochaines négociations sur le climat, a expliqué Craig Sams, ancien président de la Soil Association, lors du séminaire de l’Agence bio sur le Salon de l’agriculture le 4 mars. Le carbone du sol pourrait être pris en compte à l’avenir. Les terres conduites en agriculture biologique renferment jusqu’à 50 t/ha de carbone, contre 5 t/ha en cultures industrielles. « Si l’on inclut le sol dans le commerce du carbone, les fermes bio recevront 70 euros/ha et les fermes industrielles paieront la même somme en impôt équivalent carbone. II faudra être riche pour ne pas manger bio ! », a conclu Craig Sams.
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »