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lundi 01 mars 2010

Contestations syndicales : un salon sous tension


À quelques jours des élections régionales, le Salon de l’agriculture qui ouvre ses portes le 27 février risque d’être le théâtre de mouvements de contestations syndicales dans un contexte de crises agricoles sans précédent. Même Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, promet que cette année « nous ne nous contenterons pas d’un sourire entendu face à des postures politiques ». Nicolas Sarkozy a choisi de faire la clôture du salon après de longues tergiversations visant à limiter au maximum le risque de contestation lors de sa visite. Sa visite est annoncée pour le 6 mars.

L’inquiétude est forte du côté de l’Élysée. Le sujet de la visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture n’est pas simple à quelques jours des élections régionales. Les consultations sont allées bon train pour tenter d’éviter au chef de l’État de subir les mouvements d’humeur d’un monde paysan en proie à une crise agricole sans précédent. Même Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, promet que cette année « nous ne nous contenterons pas d’un sourire entendu face à des postures politiques » alors que « tous les candidats vont venir nous courtiser, se féliciter de nos réalisations ». Les Jeunes agriculteurs d’Île de France ne font pas dans la dentelle : « La visite de Nicolas Sarkozy ne se passera sans doute pas comme il l’entend, préviennent-ils. Cette fois-ci il n’est plus question de manquer à ses devoirs ». La contestation syndicale contre le pouvoir en place pourrait aussi émaner du réseau de la FNSEA quelque peu malmené ces derniers mois.

Une équation délicate
On comprend que l’enjeu pour l’entourage du président était de choisir le bon jour pour sa visite, tout en ne donnant pas l’impression aux syndicalistes agricoles de dicter l’agenda du président. Il convenait d’ajouter à cette réalité des considérations plus politiciennes en pleine campagne électorale des régionales. Sans oublier les contraintes plus personnelles liées à l’actualité récente : ne pas se retrouver sur le chemin de Dominique de Villepin le 3 mars et ne pas risquer la comparaison agricole avec Jacques Chirac qui visitera le salon le 5 mars. Cette délicate équation a abouti pour le président à faire… la clôture du salon, le samedi 6 mars, sous une forme encore tenue secrète. Bruno Le Maire le 24 février a promis « des signes forts » de Nicolas Sarkozy lors de sa visite sans en dire plus. Déjà en 2008, pour sa première inauguration en tant que président de la République, il avait entretenu le suspens sur les modalités de sa visite. Au final, il s’était exprimé sur le petit ring devant un parterre de responsables agricoles triés sur le volet.

Le bon jour
Le samedi de clôture du salon est une journée forcément moins « chaude » syndicalement parlant. Déjà parce que les responsables professionnels désertent le salon pour rentrer chez eux après une semaine parisienne. Aussi parce que les syndicats minoritaires ont mobilisé leur troupe, le 1er mars, pour l’OPL, l’EMB et l’Apli avec un « meeting » au cœur du salon et le 3 mars pour la Confédération paysanne avec une opération grand public de sensibilisation sur le désarroi paysan. Du côté, des syndicalistes on relativise et on assure ne pas se focaliser sur la visite du président. Reste que les mouvements de foule sont souvent incontrôlables….



(SB)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »