Mot de passe oublié ?

Effectuer une recherche

 

Les politiques

Tous les articles de la rubrique

UE/Pays andins

lundi 08 mars 2010

Conclusions des négociations commerciales avec le Pérou et la Colombie


L’UE vient de conclure la négociation d’un accord de libre-échange avec le Pérou et la Colombie qui prévoit, entre autres, un accès sensiblement amélioré des produits laitiers de la Communauté à ces deux marchés.

Les pourparlers menés par Bruxelles avec le Pérou et la Colombie s’inscrivaient au départ dans le cadre d’un projet d’accord commercial entre l’UE et la Communauté andine (CAN), qui regroupe également la Bolivie et l’Equateur. Ces deux derniers pays ont toutefois abandonné les négociations, respectivement en 2007 et 2009, du fait de divergences avec leurs deux autres partenaires. L’Equateur est maintenant prêt à les reprendre, après le règlement, en décembre dernier, du conflit sur la banane.

Quota tarifaire puis libéralisation pour les produits laitiers
L’accord paraphé avec le Pérou et la Colombie pourrait être signé à l’occasion d’un sommet UE/Amérique latine prévu en mai. Il prévoit notamment l’ouverture par ces deux pays d’un quota tarifaire d’importation pour la poudre de lait écrémé et le fromage en provenance de l’UE, suivie après 15 ans d’une libéralisation complète. Une libéralisation qui doit intervenir au bout de cinq années pour un autre produit, le jambon. Les négociateurs se sont également mis d’accord sur la protection de plus de 200 indications géographiques, ainsi que sur d’autres concessions commerciales pour le vin, l’huile d’olive, les céréales et le malt qui avaient déjà été convenues lors de précédentes sessions de pourparlers.
S’agissant de l’accès des produits des deux pays andins au marché communautaire, les dispositions prévues pour les bananes colombiennes « ne vont pas au-delà de l’accord de décembre » sur la réduction graduelle du droit de douane communautaire à 75 euros/tonne au bout de dix ans, précise Bruxelles.

Développement durable et droits de l’homme
La Colombie bénéficiera, de la part de l’UE, de concessions sur les produits laitiers et la viande porcine du même ordre que celles que lui octroie un accord commercial bilatéral avec les Etats-Unis, ainsi que d’un quota tarifaire d’importation communautaire pour 62 000 tonnes de sucre.
Le Pérou, de son côté, pourra notamment bénéficier d’une libéralisation totale pour ses exportations de vins tranquilles à l’issue d’une période de trois ans.
Enfin, l’accord avec les deux pays andins, qui doit encore être ratifié par les Vingt-sept et le Parlement européen, comporte des dispositions sur le développement durable ainsi qu’une clause de sauvegarde liée aux droits de l’homme.
Une clause qui, dans le cas de la Colombie, est jugée tout-à-fait théorique et insuffisante par l’Effat, organisation représenteant les syndicats des travailleurs des secteurs agricole et alimentaire de 38 pays européens.



(FXS)

Imprimer cet articleRetour à la page d'accueilEnvoyer à un ami


Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »