Identification Abonnement

Imprimer cet articleEnvoyer à un ami
Vendredi 24 mars 2017

Compétitivité


On sait à quel point l’élevage français souffre de problèmes de compétitivité. Les coûts de production, les normes, la mauvaise rentabilité de bon nombre d’entreprises industrielles, le désintérêt du leader pour l’exportation, tout cela handicape la compétitivité de filières entières dans les productions animales.

La même situation risque bientôt d’être au rendez-vous des filières de grandes cultures. Le déficit de production et donc d’exportation, cette année, a ouvert une brèche pour nos concurrents sur nos principaux marchés d’exportation. Le blé russe, le blé ukrainien, notamment, y ont trouvé leur place. Nos clients s’aperçoivent que ces blés sont non seulement moins chers mais aussi de qualité tout-à-fait équivalente, voire supérieure. Et certains d’entre eux affirment qu’ils vont continuer à s’adresser à ces nouveaux fournisseurs en dépit de frais d’approche qui sont importants.

Inutile d’insister sur l’ampleur du problème à venir. L’exportation de céréales françaises est un des ressorts majeurs de notre balance commerciale. Un problème de ce côté-là et on ne sera pas près de rééquilibrer le commerce extérieur.

Le prochain président de la République devra prendre cette question très au sérieux. Car ce n’est pas forcément parce que la nature sera plus clémente et la production plus abondante que nous pourrons automatiquement revenir aux belles performances pour notre export. Il y a un problème général de compétitivité de l’agriculture française, qui s’étend à toutes les productions. Il est urgent d’y faire face.

Hervé PLAGNOL



Téléchargement