Céréales : l'AGPB prête à des discussions avec la nutrition animale pour réguler les prix
Les céréaliers sont prêts à ouvrir des discussions avec les industriels de la nutrition animale pour réguler, en période de hausse comme en période de baisse, les prix des céréales destinées aux aliments du bétail. C'est l'une des orientations prises par le conseil d'administration de l'Association générale des producteurs de blé (AGPB), réuni le 6 septembre. Celui-ci s'est prononcé en faveur de discussions entre Orama et les représentants de l'industrie de la nutrition animale (Coop de France et Syndicat national des industries de la nutrition animale). L'AGPB part du constat, illustré par l'actualité, que la volatilité des prix des céréales devient de plus en plus fréquente. L'AGPB cite « les difficultés qu'entraîne l'ampleur de la hausse des prix des matières premières végétales pour les élevages porcins (55% d'incorporation de céréales, selon Céréaliers de France) et avicoles (63%) ».
La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.