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Jeudi 13 juillet 2017

Caisse de résonance


Nous y voilà. c'est bientôt le top départ pour les États généraux de l’alimentation. Tout le secteur agricole et agroalimentaire veut en être. Mais à Matignon, on le martèle : ces États généraux ne sont pas ceux de l’agriculture, mais de l’alimentation. Dans les 14 ateliers, chacun composé d’une trentaine de personnes, les places vont être très chères. D’autant que le ministère de l’Agriculture n’est pas seul à proposer des noms : il y a aussi les ministères de la Transition écologique, de la Santé et de l’Economie.

Mais il faut se dire que les débats ne vont pas avoir lieu seulement dans les salles de réunion. Ils se passeront aussi dans les couloirs, via les médias et les réseaux sociaux. Le monde agricole craint que cet événement ne se transforme en « Grenelle de l’environnement bis ». Mais il serait bon de tirer les leçons de 2007. À l’époque, en tant que journaliste, il avait été saisissant de constater à quel point les ONG s’en étaient servies comme caisse de résonance et avaient su capter l’intérêt des médias en leur fournissant des notes, chiffres et analyses à chaque réunion. En face, le monde agricole cherchait consciencieusement à convaincre au sein des réunions, mais il a perdu la bataille médiatique.

Cette fois-ci, le sujet de l’alimentation est plus porteur au niveau médiatique, et le grand public est désormais sensibilisé à la détresse des agriculteurs insuffisamment rémunérés. Les organisations agricoles ont l’opportunité de saisir la perche que leur tendent les pouvoirs publics pour gagner la confiance des consommateurs, et des citoyens.

Nicole Ouvrard, Rédactrice en chef



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