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Aides agricoles

lundi 05 juillet 2010

Bruxelles propose de ne pas rembourser les Etats qui enfreignent les règles budgétaires


La Commission européenne a proposé le 30 juin d’imposer de nouvelles sanctions financières contre les Etats membres de l’UE trop laxistes sur le plan budgétaire. Parmi ces sanctions : le non-remboursement aux administrations nationales, par Bruxelles, des aides versées aux agriculteurs au titre de la Pac.

«Il est nécessaire de renforcer la crédibilité du Pacte de stabilité » européen, qui limite en principe le niveau des déficits publics annuels des pays de l’UE à 3 % du PIB, a expliqué à la presse le commissaire aux affaires économiques et financières, Olli Rehn. « Cela signifie une palette plus large de sanctions, et la possibilité de les imposer plus tôt et de manière préventive », a-t-il ajouté.
L’objectif du dispositif proposé par Bruxelles est de prévenir ou corriger les dérapages qui pourraient mettre en danger la stabilité financière de l’UE et de la zone euro.

Deux étapes

La Commission suggère deux étapes en cas de non-conformité d’un Etat membre avec les règles du Pacte de stabilité. Tout d’abord, la détection d’un déficit public excessif entraînerait la suspension des engagements budgétaires de l’UE pour les programmes pluriannuels mis en œuvre dans le pays concerné, dans le cadre par exemple du Fonds de cohésion européen. Une mesure qui n’affecterait pas immédiatement les paiements communautaires et laisserait aux autorités nationales le temps de corriger le tir.
Ensuite, si l’Etat membre ne fait toujours pas le nécessaire, il serait sanctionné par l’annulation des engagements budgétaires et la perte définitive des paiements de l’Union.
Les bénéficiaires des crédits européens, les agriculteurs par exemple, ne seraient pas touchés, précise Bruxelles. Les Etats membres seraient tenus de continuer à leur verser les aides, mais ne seraient pas remboursés par le budget communautaire, comme c’est le cas actuellement.



(FXS)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.