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Agriculture & société

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Climat

lundi 07 juin 2010

Bruxelles envisage une fiscalité verte pour l’agriculture


« Des discussions sont en cours pour associer les agriculteurs à une taxe carbone sans les mettre en difficulté », a déclaré le 28 mai devant des journalistes Algirdas Semeta, le commissaire européen chargé de la fiscalité.

L’objectif de cette mesure serait d’impliquer dans l’action contre le réchauffement climatique le secteur de l’agriculture, mais aussi ceux des transports et du bâtiment, responsables à eux trois de 60 % des 2,2 milliards de tonnes de CO2 et autres gaz à effet de serre émis chaque année par l’UE. L’industrie lourde et l’aviation ne sont pas concernées, car elles sont intégrées dans un mécanisme d’allocations de droits à polluer, pour le moment gratuits, mais qui seront payants en 2013.

Des taux minimum
« Des taux minimum seront fixés au niveau européen et chaque pays sera libre, s’il le veut, d’aller au-delà », a expliqué Algirdas Semeta. Les biocarburants seraient les moins taxés et le gasoil, utilisé par les agriculteurs, les marins pêcheurs et les routiers, resterait plus avantageux que les autres carburants. La taxation envisagée serait fonction des émissions de CO2 et du contenu énergétique.
« Des études d’impact ont été réalisées avec différents prix, de 4 euros à 30 euros la tonne, et le prix de 20 euros la tonne est une option parmi d’autres », a souligné la porte-parole du commissaire européen chargé de la fiscalité, Emer Traynor.
Un débat est prévu le 23 juin au sein du collège européen. « A cette occasion sera décidé d’un calendrier pour soumettre une proposition aux Etats », a annoncé M. Semeta. « Aucun chiffre ne sera mis sur la table le 23 juin », a néanmoins précisé le 1er juin sa porte-parole.



(FXS)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.