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lundi 12 juillet 2010

Bruno Le Maire : « Un prix administré ne correspond pas à ma vision de l’économie agricole »


« Je suis contre un prix administré pour un produit agricole », a déclaré Bruno Le Maire, lors d’un débat animé, le 1er juillet à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen de son projet de loi de modernisation. « Cela ne correspond pas à ma vision de l’économie agricole », a-t-il lancé face à des députés qui défendaient des amendements visant à définir par décret un prix minimum d’achat d’un produit agricole brut non transformé mis en marché par un producteur. « Ces amendements ne correspondent pas à la logique du texte, ni même (…) à la logique de cette majorité », argumente le ministre. « Nous ne sommes pas là pour mentir aux producteurs et leur dire : quoi qu’il arrive (…) on vous garantit un prix, quels que soient les efforts que vous avez à faire en termes de compétitivité », ajoute-t-il. « On change de logique avec ce texte de loi. (…) C’est en changeant de paradigme économique que nous arriveront à être compétitifs par rapport à nos voisins », a-t-il conclu.




Rédaction Agra Presse Hebdo

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.