Bruno Le Maire : « Toutes les aides déjà annoncées seront honorées »
Les « aides à l’agriculture déjà annoncées ne seront pas remises en cause », explique-t-on dans l’entourage du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire. Le ministère corrige, de cette manière, une information retransmise par l’AFP sur la base de déclarations à la chaîne de radio RMC, qui faisait état de remises en cause possibles d’aides au soutien des exploitations agricoles. En particulier, jusqu’à hauteur de 1,8 milliard de prêts de trésorerie ou consolidation (compte tenu de la rallonge annoncée par Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture) toutes les demandes devraient être honorées. En revanche, « j’ai sur mon bureau pour 300 millions d’euros de demandes supplémentaires de prise en charge […]. Je ne pourrai pas les accepter », a affirmé le ministre de l’Agriculture. Pour le ministre, « ce ne serait pas raisonnable car ce serait au détriment de dépenses d’investissement absolument indispensables […] Donc, on sera forcés d’y renoncer ».
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »