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Agriculture & société

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Nitrates bretons

lundi 26 juillet 2010

Bruno le Maire : « Compétitivité et environnement sont compatibles »


Après la polémique des « amendements le Fur » sur les extensions d’élevage hors sol, Bruno le Maire et Chantal Jouanno sont allés sur le terrain, en Bretagne, réaffirmer la volonté du gouvernement de régler le problèmes des excès de nitrates. Six mois après le lancement du plan algues vertes, les ministres ont salué le travail engagé sur le terrain et ont rappelé aux éleveurs que compétitivité et environnement était parfaitement compatibles.

Bruno Le Maire et Chantal Jouanno se sont rendus lundi 19 juillet dans les Côtes-d’Armor pour faire un point d’étape sur le plan de lutte contre les algues vertes lancé le 5 février dernier. Après les débats houleux autour des amendements le Fur (sur le seuil de déclenchement d’une procédure d’autorisation d’installation classée pour les élevages de porcs) qui ont animé l’Assemblée nationale début juillet, les ministres voulaient rappeler que l’environnement et l’agriculture étaient compatibles. « Il faut une agriculture durable, acceptée par la société. C’est aussi votre intérêt économique », a déclaré Bruno Le Maire devant des éleveurs.

Des efforts importants

« Il faut aller beaucoup plus loin que les normes européennes, et réduire encore de plus de moitié, voire diviser par trois, ces nitrates dans les eaux pour essayer de régler ce problème », a déclaré la secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Mais « il faudra des années », a-t-elle souligné. Le plan, doté de 134 millions d’euros sur la période 2010-2014, prévoit de réduire les flux de nitrates de 30 à 40% à échéance de 2015. « En un an, je considère que des efforts importants ont été accomplis et que des résultats commencent à venir », a tenu à préciser le ministre de l’Agriculture. Après avoir visité une exploitation agricole porcine équipée d’une unité de méthanisation, Chantal Jouanno et Bruno le Maire ont inauguré les installations de traitement des algues vertes de l’usine de tri compostage de Launay-Lantic. Les associations de lutte contre les marées vertes (Eaux et rivières, Côtes d’Armor nature environnement…) qui ont boycotté la visite, ont réagi dans un communiqué, regrettant que « le plan “algues vertes” renforce hélas chaque jour la priorité donnée par les pouvoirs publics à l’action curative. Elle va coûter de plus en plus cher aux contribuables sans rien résoudre sur le fond ».



(AG)

lundi 26 juillet 2010

Sur fond d’algues vertes, la Bretagne s‘invente une nouvelle agronomie

L’expérimentation sur de nouvelles pratiques agroenvirementales dans les huit bassins versants à algues vertes a démarré en Bretagne. Les actions commencent dès cet automne dans les baies de Lannion et de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), jugées prioritaires. La DRAF de Bretagne va mesurer le reliquat d’azote dans les sols de 1500 fermes après la dernière récolte de l’année, et inviter les agriculteurs à comparer le solde avec celui de 250 fermes de références. Dans ces bassins versants, en effet, le plan de lutte contre les algues vertes vise à la réduction des fuites d’azote. En parallèle, le pôle d‘agronomie des chambres d’agriculture de Bretagne va tester différentes dates tardives de semis de céréales d’hiver pour que les couverts végétaux implantés auparavant aient eu le temps de capter le maximum d’azote résiduel. De la même manière, les chambres expérimenteront des variétés plus précoces de maïs à récolter plus tôt pour avoir le temps de semer plus tard des couverts à même de pomper l’azote résiduel. Evidemment ces nouvelles pratiques, si elles devait être généralisées, abaisseraient les rendements. Le manque à gagner des agriculteurs pourrait alors être compensé par des mesures agroenvironementales. Mais elles ne sont pas encore finalisées.



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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »