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Agriculture & société

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Production intégrée

lundi 12 juillet 2010

Bonduelle inaugure un programme de cultures durables de légumes


Le groupe Bonduelle, leader mondial du légume transformé (conserve et surgelé), a inauguré le 5 juillet dans la Somme un programme de cultures durables de légumes de plein champ. Christophe Bonduelle, patron du groupe, a présenté sur l’une des huit fermes expérimentales cette démarche qui consiste à tester l’emploi de pesticides à taux réduit ainsi que des techniques permettant de mieux préserver le « capital-sol ».

Le groupe familial Bonduelle a inauguré le 5 juillet à Esmery Hallon (Somme), sur l’une des huit fermes picardes expérimentales, un programme de cultures durables de légumes de plein champ, dans lequel il s’est investi en 2009. En présence notamment de Jean-Marc Bournigal, directeur général des politiques agricoles au ministère de l’Agriculture, des présidents des chambres d’agriculture de Picardie et du député Stéphane Demilly (Somme, secrétaire national du Nouveau Centre chargé de l’environnement), Christophe Bonduelle, p.-d.g. du groupe, a présenté le premier programme pilote de culture intégrée des légumes de plein champ pour l’industrie. Un système inspiré des techniques de culture intégrée appliquées au blé en Picardie.

Viser la réduction de 50% des pesticides

L’objectif est de trouver des solutions face aux maladies des plantes, en l’absence des molécules chimiques supprimées par le Grenelle, et d’atteindre l’objectif de réduction de 50% de l’emploi des pesticides. « Ce projet s’inscrit totalement dans le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’Environnement, dont l’objectif est de diminuer de 50% l’utilisation des produits de traitement. Cet objectif est à mon sens atteignable », a déclaré Christophe Bonduelle.
Le programme durera cinq ans et la production intégrée de légumes pour Bonduelle sera généralisée à tout le groupe, y compris les productions réalisées en dehors de France, a précisé Christophe Bonduelle. Sur les 100 000 hectares de légumes (petits pois, haricots, carottes, épinards, salsifis) cultivés pour le groupe, un tiers est situé en France, un tiers dans l’UE et un tiers hors de l’UE (Canada, Russie, etc).

Des techniques pointues de désherbage mécanique

Cette démarche a pour objectif de « réduire significativement l’usage des produits phytosanitaires utilisés pour la protection des légumes », en ayant recours notamment à des techniques « très pointues de désherbage mécanique ». Les herbicides seront remplacés autant que possible par des machines telles la houe rotative, la herse étrille et les désherbineuses, machines expérimentées en production intégrée de blé en Picardie par les céréaliers et pratiquées dans l’agriculture biologique. Certains de ces engins sont munis de caméras reconnaissant les plants de légumes et guidant la machine pour qu’elle ne détruise que les adventices. Des variétés tolérantes aux insectes et aux champignons seront sélectionnées, et des pièges à insectes testés. Un aspect important de ce programme est le « respect du capital-sol », avec la pratique de la rotation des cultures, sachant que le pois et le haricot, comme toutes les légumineuses, contribuent à enrichir le sol en azote et constituent de bons précédents pour les céréales.
Ce programme est mené avec la collaboration de l’Inra, de l’Unilet (interprofession des légumes transformés), de Fredon (Fédération régionale contre les organismes nuisibles de l’agriculture) et l’apport technique du réseau Agro Transfert. Un soutien financier est apporté par la région picarde.
« L’enjeu est de diminuer les intrants de 50% en 2018, sans augmenter les prix de la boîte de conserve ou du paquet de surgelés », a conclu Christophe Bonduelle.



(MN)

lundi 12 juillet 2010

Le prix du légume, seulement le tiers du prix final

Le prix du légume destiné à l’industrie (petits pois, haricots, carottes) est seulement le tiers du prix de la boîte de conserve ou du paquet de surgelés, indique-t-on chez Bonduelle. Un tiers du prix final est composé du prix du légume à la production, un autre tiers est imputable à l’emballage (boîtes, cartons) et un autre tiers aux frais d’usine. Sur le tiers imputable à la production, le prix payé à l’agriculteur ne représente qu’un tiers, les deux autres étant les semences et les coûts de récolte. L’industriel achète les semences et prend en charge le coût de la récolte, effectuée par des entreprises de travaux agricoles. Le prix du légume payé à l’agriculteur ne représente donc que 10% du prix final.
En juillet 2010, Bonduelle est surtout préoccupé par l’évolution des cours de l’acier, avec lequel est fabriquée une bonne partie des boîtes de conserve. « Les prix du minerais repartent à la hausse », s’inquiète-t-on dans l’entourage de Christophe Bonduelle, p.-d.g. du groupe. À telle enseigne que les dirigeants de l’entreprise ont diversifié leurs sources d’approvisionnement en achetant une partie de leurs boîtes en aluminium.


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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »