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lundi 19 avril 2010

Bien-être animal : Bruxelles temporise


Alors que la précédente commissaire à la santé, Androulla Vassiliou, voulait aller vite sur la question du bien-être des animaux durant le transport, son successeur, John Dalli, entend prendre son temps. Le nouveau commissaire a indiqué, lors d’une conférence sur la santé et le bien-être des animaux en Irlande, qu’il ne compte pas présenter de projet de renforcement des normes de transport des animaux avant la seconde moitié de l’année 2011, date à laquelle un rapport sur le sujet sera publié. En revanche, il va travailler sur un nouveau plan d’action pour le bien-être animal pour les années 2010-2015. Avant que le nouveau plan d’action soit sur pied, John Dalli ne compte pas prendre d’initiative législative. Et, de façon générale, il a laissé entendre que, bien que le bien-être des animaux soit une question de société essentielle, ses réflexions seront également influencées par les impératifs économiques. Le problème de la compétitivité de l’élevage ainsi que celui du fossé qui se creuse entre les exigences qui pèsent sur les filières européennes et leurs concurrentes internationales, devra être pris en compte.




Agra Europe

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »