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lundi 05 juillet 2010

Appel à la création d’une « Europe agricole, alimentaire et environnementale »


« Réinventer une Europe agricole, alimentaire et environnementale » : telle est l’ambition d’un appel, dit de Gembloux, lancé le 28 juin à Bruxelles par quatre groupes de réflexion, pronant une agriculture plus solidaire le Groupe de Bruges, le Groupe Saint-Germain, la Magyar Agrarakadémia et Terra Nova. Ceux-ci veulent que l’Europe « conserve la diversité de toutes ses productions agricoles », « renforce une agriculture de qualité » et « étende » les programmes permettant aux plus démunis d’avoir accès à l’alimentation.

Les auteurs de l’appel de Gembloux dressent en introduction un constat inquiétant : « fluctuations, instabilité et volatilité des prix et des revenus, conflits entre puissances exportatrices, malnutrition croissante, impasses environnementales ». Face à la « globalisation », la « crise écologique » et la « crise alimentaire », l’UE doit, selon eux, « conserver une politique publique ambitieuse pour son agriculture et qui soit reconnue par tous ses citoyens ». Et un « contrat » doit être passé, « liant les sociétés européennes avec toutes les professions agricoles et alimentaires ».

Soutiens différenciés et « pacte de stabilité des marchés »

Les quatre groupes de réflexion prônent une « remise à plat des dispositifs d’aides existants pour mieux rétribuer les biens d’intérêts publics environnementaux » fournis par le secteur, et notamment l’instauration de « soutiens différenciés » pour favoriser des méthodes de production plus durables et plus économes.
Pour mettre les agriculteurs à l’abri d’une « volatilité excessive des prix », ils proposent « un pacte de stabilité des marchés agricoles reposant sur de nouveaux outils de régulation publique, associant des filets de sécurité plus efficaces, des instruments de gestion de crise, une meilleure organisation collective des producteurs et des filières, une harmonisation fiscale et sociale ». Selon eux, il faut parallèlement, « retirer les produits agricoles et alimentaires de la spéculation » et « empêcher ainsi les dérèglements sur les marchés à terme ».

Des aides « plus équitables »

Les auteurs de l’appel plaident également pour une « agriculture locale tournée vers les marchés de proximité ». Ce qui implique en particulier « une répartition plus équitable et plus de solidarité dans les soutiens que ce soit entre les agriculteurs européens, les régions et les pays et leurs territoires ».
Enfin, l’appel de Gembloux souligne que l’Union doit « participer aux équilibres alimentaires mondiaux ». Et, pour cela, « proposer aux autres acteurs internationaux la constitution de réserves d’urgence et de sécurité », mais aussi « exiger une révision des règles du commerce international intégrant les normes sociales et environnementales ».



(FXS)

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Les viticulteurs dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation

La profession viticole est dans la course aux présidentielles sur les droits de plantation, dont elle milite pour le maintien. C’est ce qu’a montré une des nombreuses réunions régionales, qui s’est tenue le 6 février à Angers autour de parlementaires et d’élus locaux. « Le calendrier est très serré. Il faut que nous obtenions la majorité qualifiée des ministres de l’Agriculture de l’UE avant les élections présidentielles », a indiqué Pascal Bobillier Monnot, directeur de la Confédération nationale des vins AOC. Il s’est exprimé au Salon des vins de Loire devant une quinzaine d’élus locaux (maires, représentants de régions, comme la vice-présidente de la région Centre, et de départements) et de députés (dont Serge Poignant, président de la commission économique de l’Assemblée nationale). « Tout le monde est d’accord sur la thématique de la régulation, mais si vous regardez concrètement, vous ne verrez pas d’outils proposés », a-t-il regretté, estimant que l’administration de la Commission (et non le commissaire Ciolos) fera son possible pour diviser les pays partisans du maintien des droits.