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Agriculture & société

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Qualités

lundi 01 mars 2010

AOP et IGP : le Parlement européen vote pour une maîtrise des volumes


Le Parlement européen a voté favorablement, à la demande des producteurs européens, pour une maîtrise des productions bénéficiant d’une indication géographique protégée (IGP) et d’une appellation d’origine protégée (AOP), le 23 février à Bruxelles. Il s’est également prononcé contre une fusion de ces deux signes.

Dans sa communication sur la réforme de la politique de qualité, rendue publique en mai 2009, la Commission européenne passe sous silence le sujet de la maîtrise de la production, ont observé la Cnaoc (syndicat des producteurs de vins AOC) et le Cnaol (syndicat des producteurs d’AOC laitières). Aussi, les producteurs français de ces signes de qualité (vins, fromage, viande…) et ceux de plusieurs pays d’Europe, ont tenté de sensibiliser les parlementaires européens aux conséquences d’une production non maitrisée. Ils se sont également opposés à la fusion des signes IGP et AOP envisagée par la Commission.
Les députés les ont suivis et ont adopté un amendement demandant pour ces signes « à modifier la législation de l’Union et à adapter le potentiel de production aux exigences du marché », précise un communiqué de presse de la Cnaoc. Ils ont également voté contre la fusion des signes IGP et AOP. Ces éléments sont repris dans le rapport de Giancarlo Scotta, rapporteur de la communication sur la politique de qualité auprès du Parlement, qui a reçu un vote favorable du parlement le 23 février.

Une même protection pour tous les produits
Autre point fort du rapport : la protection vaut pour tous les produits bénéficiant d’un signe IGP ou AOP. La Commission a coutume de pratiquer la « protection différenciée », lors de signatures d’accords avec les pays tiers, fournissant une liste restreinte de produits européens protégés, souvent en fonction de leur notoriété.
« Le Parlement européen commence à se mobiliser et nous nous en réjouissons. Cependant, il est maintenant essentiel que les ministres de l’Agriculture des pays producteurs s’impliquent activement sur ce sujet et construisent un front commun pour obliger la Commission à faire des propositions sur la maîtrise de la production », ont déclaré Pierre Aguilas, président de la Cnaoc et Patrice Chassard, président du Cnaol.
Le rapport Scotta sera voté au Parlement européen en plénière les 24 et 25 mars. La Commission européenne proposera un projet de règlement sur les produits de qualité fin 2010.



(AFR)

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Les agents de l’inspection vétérinaire condamnent la dégradation des conditions d’exercice de leur travail
Dans plusieurs départements les personnels de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui incluent notamment les agents vétérinaires de contrôle ont prévu des actions de protestation contre la dégradation des conditions d’exercice de leur mission. En cause, les conséquences de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et les restrictions d’emplois qui en résultent. Dans le Calvados par exemple, une lettre ouverte au préfet estime que « la non-reconduction des contrats des personnels vacataires en abattoir après mars 2012 met en péril la sécurité et la loyauté des aliments mais aussi la santé et la protection des animaux et de l’environnement. » La lettre, signée par la CGT, FO, la CFDT et l’Unsa, estime que « les rythmes de contrôles ont considérablement diminué dans certains secteurs comme la distribution ou la restauration collective ». De plus, en abattoir, selon la lettre des syndicats, « la non-réalisation par manque d’effectifs de missions en abattoir comme l’inspection ante-mortem, la délégation de compétences à des organismes privés, risqueront sans nul doute de contribuer à la dégradation d’une situation sanitaire maîtrisée vers des crises sanitaires majeures. »